La Fédération des services publics met à disposition un préavis de grève pour l’ensemble du mois de juin I Communiqué

Le 11 mai, ce n’est pas le dé-confinement de la démocratie et des libertés qui était à l’ordre du jour. Pour preuve la prorogation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet 2020 qui conforte l’exécutif dans ses pouvoirs exorbitants et
bouscule les règles d’un État de droit. Ce sont des pans entiers du droit social, pénal, du droit des collectivités locales et des règles statutaires régissant les fonctionnaires territoriaux, du droit de la sécurité sociale et du droit des obligations qui ont été bousculés. Ce sont les grands principes fondamentaux républicains qui ont été chamboulés, comme la liberté d’aller et venir et le droit de manifester. « C’est grâce au travail que la nation tient », a lancé Emmanuel Macron le 1er mai, à l’occasion de la journée internationale du travail. Et c’est bien grâce à elles et eux qu’il compte relancer l’économie au prix du sacrifice de certains de leurs droits, que les salariés-es ont toutes les peines du monde à défendre sous la loi d’urgence sanitaire, abrogeant « temporairement » nombre de libertés fondamentales. On peut largement craindre que certaines
exceptions deviennent de droit commun. Le confinement à la mode Macron s’avère être essentiellement une mesure arbitraire contre l’expression des revendications et pour « encadrer » la colère qui monte dans la population. (...)

27 mai 2020 – Communiqué de la Fédération CGT des Services publics en PDF