Conférence de financement : la CGT porte son propre projet et attend des réponses du gouvernement

Communiqué de la CGT

La CGT après la présentation, hier, lors de la première réunion de la conférence de financement, de son contre-projet de réforme des retraites (qui venait après la démonstration faite par l’économiste Michael Zemmour du bidonnage du chiffre des 12 milliards de déficit par le gouvernement ) attend désormais une prise en compte de ses propositions de la part de ce même gouvernement.

En l’absence de réponse, elle posera, dès la semaine prochaine, à ses instances dirigeantes, la question de la pertinence de maintenir sa présence à une conférence qui n’aurait, dès lors, comme seul objectif que de discuter autour d’un déficit budgétaire créé de toutes pièces.

Montreuil, le 19 février 2020

Conférence de financement : la CGT porte son propre projet et attend des réponses du gouvernement

CONFÉRENCE DE FINANCEMENT : LA CGT PORTE SON PROPRE PROJET

En marge de son projet de réforme des retraites, le gouvernement a organisé la première séance de sa « conférence de financement » ce matin au ministère de la Santé et des solidarités mais sans le nouveau ministre qui préférait, visiblement, intervenir dans les médias…

Toutes les organisations syndicales et patronales ont participé à cette réunion, alors qu’aucun ministre ne s’y est déplacé. Le gouvernement a ainsi préféré déléguer le pilotage entier de cette conférence à un retraité… et a confirmé, par son absence, la déconnection de cette conférence du reste de la réforme et du débat parlementaire.
La CGT avait accepté de participer à cette première réunion, à la double condition de pouvoir mettre sur la table son propre projet de réforme et d’inviter un expert indépendant. Notre délégation a rappelé son diagnostic, en s’appuyant sur l’intervention de Michael Zemmour, économiste spécialiste de la protection sociale. Celui-ci a démontré que le déficit de 12 milliards en 2027, dont la résorption est l’objet unique de cette conférence, est le fruit de choix comptables et politiques contestables et que des alternatives sont possibles.
Forte de cette expertise et après avoir rappelé l’opposition ferme d’une majorité de l’opinion publique au projet de réforme du gouvernement, la délégation CGT a pu dérouler ses propositions, portant des perspectives de progrès social et fondées sur l’amélioration du système actuel ainsi que sur la recherche de nouvelles pistes de financement à court et long termes.
Discuter de la pérennité de notre système solidaire de retraites aurait dû être l’enjeu principal de cette conférence mais c’est la seule chose dont le gouvernement n’a pas voulu parler. Celui-ci a, en effet, contraint les champs de cette conférence en excluant d’emblée les seules mesures susceptibles d’apporter des recettes supplémentaires comme la hausse des salaires ou du taux de cotisations patronales.
Dans ces conditions, elle ne peut servir qu’à avaliser un recul social sans précédent, en ne faisant peser les mesures d’économie que sur les futurs retraités et pensionnés.
Les cartes sont aujourd’hui dans les mains du gouvernement. À lui d’accepter maintenant de discuter sur la base de nos propositions et de notre projet. La CGT n’acceptera pas de discuter d’une régression sociale sans précédent pour les futurs retraités et pensionnés, sur la base d’un postulat de réforme budgétaire plus que contestable.

Montreuil, le 18 février 2020

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Contre le projet de loi Macron Blackrock, tous en grève le 20 février

Depuis plus de deux mois, des milliers de salariés sont en grève, occupent leurs entreprises, organisent des initiatives et des actions sous toutes les formes, manifestent contre l’arnaque qu’est le projet de réforme de la retraite par point.

La seule réponse de Macron, c’est la répression démesurée et violente envers les militants syndicaux, les citoyens et maintenant les étudiants et lycéens qui eux aussi se mobilisent contre l’avenir qu’il voudrait leur imposer.
Les agents territoriaux sont largement impactés par ce projet par la fin de la catégorie active et par le passage du calcul de nos pensions des 6 derniers mois pour les fonctionnaires ou des 25 meilleures années pour les salariés de droit privé, à toute la vie professionnelle. Soit une bascule brutale du niveau de nos pensions jusqu’à 30 %.
Ce déni du déroulement de carrière annonce la fin du statut de la fonction publique et donc de notre Caisse Nationale de Retraite, la CNRACL, s’ajoutant à la Loi de Transformation de la Fonction Publique (LTFP).
En liquidant les régimes spéciaux au profit d’un système universel prétendu plus « juste », cette réforme n’a pour but que de confisquer le fruit de nos cotisations au profit des sociétés rapaces telles que BlackRock.

La CGT porte un autre choix de société solidaire et des propositions de financement pour de nouvelles ressources comme :
- L’augmentation des salaires, principale source de cotisations sociales
- L’égalité salariale entre les femmes et les hommes, une mesure juste et efficace
- La suppression des exonérations des cotisations patronales, notamment celles des grands groupes et la confiscation des produits financiers

La Fédération CGT des Services Publics exige l’abrogation de la loi TFP, le maintien de nos régimes de retraite dont la CNRACL et le régime général ainsi que de la CNAV, condition préalable à leur amélioration. Elle appelle tous les agents dans tous les secteurs faire grève le 20 février.

Le préavis fédéral couvrant chaque journée du mois de février permet de s’inscrire dans cette journée nationale de mobilisation mais aussi sur toutes les initiatives décidées dans les assemblées générales, dans vos villes, vos collectivités et vos services

Tract fédéral 20 Février en PDF

Retraite : le système actuel réduit les inégalités !

La livraison de Février 2020 d’INSEE première nous offre une photographie de l’état des revenus des retraités d’aujourd’hui (partis en 2013 en retraite). Instructif, cette publication confirme nos analyses.

L’étude a analysé les évolutions de niveau de vie au moment du départ en retraite. Choisissant des retraités partis en retraite en 2013, l’INSEE a pu comparer leur situation en 2010 trois ans avant leur départ et en 2016 trois ans après.

Sans entrer ici dans les détails de l’étude disponible sur le site de l’INSEE, on peut en faire ressortir les enseignements suivants :
Globalement, les retraités partis en 2013 perdent du niveau de vie entre 2010 et 2016, mais cette perte est plus ou moins forte en fonction de la situation sociale.
Ainsi l’étude prouve que le système actuel de retraite (certes imparfait) atténue les inégalités sociales : parmi les personnes partis à la retraite en 2013, 10% étaient en situation de pauvreté en 2010, ils ne sont « plus que » 7% en 2016. C’est encore trop mais cela prouve l’effet redistributif du système actuel.

Pour une minorité des retraités de 2013 (32%) le passage à la retraite va même se traduire par une amélioration durable du niveau de vie qui dépasse les 10%. La bonne nouvelle : il s’agit de la catégorie de personnes aux ressources les plus faibles les années précédents le départ en retraite.

Alors que pour les plus aisés, le passage à la retraite se traduit par une baisse du niveau de vie de 27%. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais cela traduit la situation inégalitaire à la veille du départ en retraite. En effet, parmi les retraités partis en 2013, 85% des salariés les plus aisés percevaient un revenu du travail en 2010, contre seulement 37% des plus pauvres.

Situation inégalitaire qui est corrigée par le système de retraite actuel, puisque l’écart de niveau de vie entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres se réduit après le passage à la retraite. Très peu de personnes basculent dans la pauvreté du fait du passage à la retraite.

C’est ce système par répartition, qui atténue les inégalités sociales, que veut liquider Macron.
Le système de retraite à point est d’une tout autre logique, puisque chaque période de la vie active, travaillée ou non, précarisée ou non, à temps partiel ou non entrera en ligne de compte.
Le système à point reproduira en les aggravant les inégalités de carrière, de situation sociale et professionnelle.

Comme si il était de la responsabilité individuelle des jeunes de ne pas réussir à avoir une situation professionnelle stable, des femmes d’être moins payées que les hommes et de devoir interrompre leur carrière, des plus anciens d’être mis dehors des années avant la retraite !

INSEE_niveau_de_vie_retraites en PDF 

Ensemble, partout en France - Le 13 février pour une nouvelle journée de mobilisation !

Depuis le 5 décembre dernier, la mobilisation sociale contre la réforme gouvernementale des retraites a été ponctuée de temps forts autour des manifestations massives interprofessionnelles et intersyndicales sur l’ensemble du territoire et d’initiatives toujours plus originales comme les retraites aux flambeaux, les concerts, les flash-mobs et bien d’autres actions prouvant que d’autres formes de mobilisation sont possibles et efficaces.

Face à une réforme gouvernementale qui casse notre système intergénérationnel et solidaire, qui nivelle vers le bas les droits des salariés, des privés d’emploi, des personnes en situation de handicap, des retraités, des femmes, des hommes, des jeunes et qui donne peu d’espoir aux générations futures, continuons à nous mobiliser et à dire non à la régression sociale !

Plus les jours passent et plus le rejet de ce projet est massif, dans l’opinion publique, comme par des experts économiques de tout bord. Le Conseil d’État a également taclé le gouvernement en dénonçant des projections financières floues et partielles ainsi que le manque de visibilité pour les futurs retraités ! Quand et avec combien je partirai reste toujours la grande question. Plus tard et avec moins, ça c’est sûr !
Le gouvernement insiste, veut passer en force et demande de voter au parlement une loi remplie d’inconnues.

La CGT porte un autre choix de société solidaire. Notre système actuel peut être amélioré pour correspondre aux défis et aux réalités d’aujourd’hui. La CGT portera des propositions de financement pour de nouvelles ressources lors de la première réunion de la conférence de financement le 18 février comme :
• l’augmentation des salaires, principale source de cotisations sociales ;
• la révision des exonérations des cotisations patronales, notamment celles des grands groupes ;
• l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, une mesure juste et efficace ;
• la taxation des produits financiers…

Face à un gouvernement et un président autoritaires qui n’écoutent pas la majorité des citoyens de son pays, la CGT appelle à un nouveau temps fort le jeudi 13 février prochain pour prouver notre détermination sans faille et notre volonté de mener la lutte jusqu’au retrait final du texte.

Ce sera l’occasion de préparer la journée de mobilisation du 20 février prochain à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et Unef.
La victoire est à portée de main, et l’élargissement de la mobilisation s’impose. Poursuivons la lutte engagée et maintenons la pression pour faire reculer ce gouvernement de plus en plus fébrile sur le dossier retraite !

Continuons la mobilisation, élargissons le mouvement, restons plus déterminés que jamais !

Alors, toutes et tous ensemble le 13 février prochain !

Le document en PDF

La victoire est à notre portée, amplifions la mobilisation !

Appel du Comité Confédéral National de la CGT

Les organisations de la CGT réunies en CCN les 4 et 5 février, réaffirment leur opposition totale au projet du gouvernement de contre-réforme des retraites.
Le gouvernement est de plus en plus en difficulté pour légitimer son projet largement rejeté par la majorité de la population et des organisations syndicales. Il est critiqué sur sa forme comme sur son contenu, notamment par le Conseil d’Etat.
Certains même, tentent de « quitter le navire » gouvernemental au moment où des choix fondamentaux de changement de société s’opposent aux solidarités… ils cherchent des points de chute à l’occasion des municipales : un réflexe politique bien loin du « nouveau monde » prôné par la Macronie.

Déterminée, la CGT réaffirme que le système actuel de retraite est un bon système, sans doute l’un des meilleurs au monde. Pour autant, il doit être amélioré avec l’ambition de proposer une meilleure retraite solidaire pour toutes et tous avec un financement adapté aux besoins. Il doit prendre en compte les transformations du salariat, du travail et les pénibilités.

La CGT, toujours à l’offensive est force de propositions pour amener des solutions de financement et les mettre largement en débat dans toute la société. Elle les présentera au gouvernement le 18 février prochain lors de la première réunion de la « Conférence de financement ». Elle souhaite également organiser avec d’autres, partout des « Contre conférences », ouvertes à toutes et tous, pour sortir le débat du carcan que tentent d’imposer le gouvernement et le MEDEF.

L’ensemble des organisations de la CGT va poursuivre ses initiatives régulières pour proposer aux travailleurs et aux retraités de se mobiliser encore plus nombreux dans la lutte, dans la durée et jusqu’au retrait. Elles décident d’articuler des temps forts de grève et des initiatives diverses décidées par et avec les salariés.

Un nouveau journal « Contact », édité à 2 millions d’exemplaires, est mis à disposition pour aller à la rencontre des salariés et travailler encore davantage à l’élargissement du rapport de force. Sa distribution massive dans toutes les entreprises et établissements doit être une priorité pour l’ensemble des élus et mandatés de la CGT.

La CGT est également fortement mobilisée contre toutes les formes de répression syndicale. L’acharnement des directions qui, pour plaire au gouvernement, sanctionnent et assignent les représentants syndicaux en grève devant les tribunaux est inacceptable. La violence et l’intimidation à l’encontre des manifestants, notamment des jeunes, par les forces de police l’est tout autant. La lutte engagée de façon historique ne peut se régler à coups de matraques et dans les tribunaux mais par le retrait du projet actuel du gouvernement et la prise en compte des propositions de progrès social.

La CGT est convaincue que l’engagement de toutes et tous permettra d’élargir le mouvement afin d’obtenir une victoire d’ampleur pour le monde du travail ainsi que la pérennité et l’amélioration de notre modèle social.

Il nous faut donc poursuivre plus que jamais la lutte engagée et mobiliser plus largement encore.

La victoire est à portée de main, à nous d’aller la chercher et de l’obtenir !
Montreuil, les 4 et 5 février 2020

Carton rouge au gouvernement

Une première rencontre « Carton Rouge », de jonction entre intellectuels et grévistes, a eu lieu le Samedi 1 février à Paris.

Aujourd’hui, il nous revient à toutes et tous de sauvegarder la civilisation sociale issue des luttes du passé et du Conseil National de la Résistance. Les grévistes, premiers remparts contre cette « révolution », ouvrent un moment décisif. C’est pourquoi les soutenir via les caisses de grève est indispensable, et ce tout au long du mouvement. Mais nous devons nous aussi nous engager.

Chacune et chacun, doit entendre l’appel des grévistes de la première heure à venir les rejoindre ou les relayer – et pas seulement les jours de manifestation.

Des intellectuels appellent à l’engagement pour s’opposer à cette politique du chacun pour soi.

Voir la tribune sur carton-rouge-au-gouvernement.fr et l’intervention de Natacha Pommet, à retrouver ICI

Retraite : La justice, c’est de retirer le projet !

4 pages CGT

Depuis le 5 décembre, notre pays vit au rythme des mobilisations populaires contestant le projet de réforme des retraites du gouvernement. Plus les jours passent, plus l’incompréhension et le rejet de ce projet sont importants et massifs dans l’opinion publique. Ni juste, ni simple : voilà ce que dit la CGT depuis plus de deux ans. Les ministres eux-mêmes sont à court d’arguments pour convaincre, incapables d’expliquer ce que signifie une carrière complète. Ce que nous avons en revanche tous compris, c’est que cette réforme est d’abord budgétaire et veut nous contraindre à travailler au moins jusqu’à 65 ans, que cet âge soit appelé « pivot » ou « d’équilibre ».

Même le Conseil d’État confirme les arguments de la CGT sur de nombreux points. Le gouvernement veut donc demander au Parlement de voter une loi à plusieurs inconnues (pénibilité, âge de départ, montant des pensions, valeur du point…).

La CGT porte un autre projet, celui d’une société solidaire. Nous pensons que notre système actuel peut être amélioré pour mieux correspondre aux défis et aux réalités de temps. Il doit corriger les inégalités dont sont principalement victimes les femmes et les jeunes durant leur vie active. Ainsi, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes est une urgence absolue. Elle permettrait de réduire les écarts de pension. Il est également urgent de prendre en compte les années d’études.

Si le gouvernement peine à trouver des ressources pour financer ces solidarités, voici quelques suggestions : augmenter les salaires pour une plus grande rentrée de cotisations sociales, revoir les exonérations de cotisations patronales notamment pour les grands groupes, taxer les produits financiers, etc.

Face à un gouvernement et un président autoritaires, refusant la contradiction et surtout d’être à l’écoute des citoyens, nous devons amplifier la mobilisation. La bataille est loin d’être terminée, une autre réforme est possible. Alors toutes et tous ensemble, agissons.

le 4 pages en PDF: Retraite : La justice, c’est de retirer le projet !

Mobilisé.e.s et toujours aussi déterminé.e.s

Communiqué intersyndical

 

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du Gouvernement. Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. C’est la preuve d’un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.

L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l’étude d’impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d’éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation aux dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certain-es catégories.

A la veille de l’ouverture de la « conférence des financeurs », nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d’augmentation des recettes des régimes de retraites, qui passent par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié-es.

Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l’opinion publique, l’avis du Conseil d’État : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile. Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine par des actions diversifiées : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d’outils symboliques des métiers, etc. Il n’y aura pas de trêve. Des actions de mobilisation sont déjà prévues la semaine prochaine. Le 5 février, les organisations soutiennent l’initiative de mobilisation des organisations de jeunesse et encouragent à construire des initiatives locales et diversifiées.

Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale. Elles appellent à interpeller les parlementaires. Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires. Elles décident de se réunir à nouveau le 6 février au soir.

Les lilas, le 29 janvier 2020

Retrouver ici le communiqué en PDF

Pénibilité - Améliorer sa reconnaissance et sa prise en compte

CGT Fonction publique

PERSONNE NE PEUT LE CONTESTER : la question de la pénibilité est un enjeu essentiel pour l’ensemble des salariés. C’est d’abord une réalité pour les conditions de travail et la santé de toutes et tous, secteur privé comme secteur public.
Dans ce cadre, la première nécessité se situe avant tout dans la prévention des risques liés à l’exercice de métiers pénibles et/ou dangereux.
Pleinement investie dans cette démarche, la CGT a d’ores et déjà construit un ensemble revendicatif pour que l’exposition aux facteurs de risques soit notoirement diminuée. Mais, évidemment, parler de pénibilité, c’est aussi parler de retraite.

LES MENSONGES DU GOUVERNEMENT
Comme sur d’autres sujets, le gouvernement se vautre dans les mensonges les plus éhontés. À la CGT, nous sommes attachés au nécessaire débat démocratique. Mais, nous ne le confondons pas avec l’instrumentalisation et la manipulation.
Il convient donc de rétablir quelques faits.
D’abord, contrairement à ce que les représentant·e·s du pouvoir exécutif déclament à longueur de temps, l’exercice de missions pénibles ou dangereuses est reconnu depuis longtemps dans la fonction publique.
« Il existe un large consensus sur le fait que la quasi-totalité des emplois classés en catégorie active correspondent à des emplois pénibles, tels que définis par le Code du travail. » Ce n’est pas la CGT qui l’affirme : c’est le Sénat dans une étude publiée en 2014.
Première contre-vérité donc !
Ensuite et contrairement à ce que professent les tenants de la réforme, la transposition du fameux compte personnel de prévention (le C2P) aux agent·e·s de la fonction publique ne correspond en rien à une quelconque amélioration mais à l’inverse constituent des reculs tous azimuts. Jusqu’en 2010, la reconnaissance de la catégorie active permettait à un peu plus d’un million de fonctionnaires de bénéficier d’un départ anticipé de cinq ou dix ans. Cette année là, sous la mandature de Nicolas Sarkozy, les infirmier·e·s subissaient la perte de la catégorie active. En dépit de cette mesure unilatérale et inacceptable, plus de 700000 agent·e·s relèvent toujours aujourd’hui de corps classés dans la catégorie active.
Mis sous la pression, le gouvernement a annoncé que cinq catégories professionnelles pourraient demain conserver les mêmes droits qu’aujourd’hui : les policiers, les surveillants pénitentiaires, les pompiers professionnels, la branche surveillance des douanes et les contrôleurs aériens.
En prenant l’hypothèse la plus favorable (celle que tous les personnels de ces corps soient intégralement concernés, ce qui est loin d’être sûr), nous arrivons à un total d’environ 200 000 personnes.

Mais alors, qu’en est-il pour les 500 000 qui relèveraient des six critères de pénibilité et de leurs seuils prévus par le C2P ?
Après un travail sérieux, la CGT est en mesure de l’affirmer : la moitié – c’est à-dire à peu près 250 000 – perdra tout droit à un départ anticipé et l’autre moitié pourra partir deux ans avant l’âge légal au lieu de cinq ans, ou de dix ans aujourd’hui pour les égoutiers.
Et nous mettons au défi nos interlocuteurs de démontrer le contraire !
Pour être tout à fait honnête, il est exact que quelques milliers d’agent·e·s, non concerné·e·s aujourd’hui par la catégorie active, pourraient peut-être demain bénéficier d’un départ anticipé de deux ans.
Mais au total, ce sont quand même environ 500 000 salarié·e·s qui seront perdant·e·s, et lourdement !
Ce n’est pas la vision du progrès social de la CGT !
Seconde contre-vérité gouvernementale qu’il était indispensable de mettre à jour.

LES REVENDICATIONS DE LA CGT
Si la CGT se prononce clairement pour le maintien de la catégorie active, il est cependant nécessaire de l’améliorer pour qu’elle soit davantage en adéquation avec les conditions actuelles de l’exercice des missions publiques.

LES PROPOSITIONS DE NOTRE ORGANISATION SYNDICALE SONT LES SUIVANTES :
❯❯❯ Mise en place de 4 catégories et 15 critères reconnus collectivement pour des corps dans leur ensemble
Contraintes physiques
1. Manutention et port de charges lourdes
2. Contraintes posturales et articulaires
3. Vibrations mécaniques
Environnement agressif
1. Exposition à des ACD (agents chimiques dangereux) y compris aux poussières et fumées
2. Activités exercées en milieu hyperbare
3. Exposition aux bruits intenses
4. Exposition aux rayonnements ionisants
Contraintes liées aux rythmes de travail
1. Travail de nuit
2. Travail alterné, décalé : alterné figurant dans le décret n° 76/404 du 10 mai 1976 précisant la Loi de 1975 ; le travail posté en discontinu ; travail par relais en équipe alternante
3. Longs déplacements fréquents
4. Gestes répétitifs, travail de chaîne, cadences imposées
Dangerosité
1. Exposition à des risques de contamination biologique
2. Risques d’agressions physiques et psychiques
3. Lieux d’intervention dangereux (routes, incendies, etc.)
❯❯❯ Pour une reconnaissance de la pénibilité qui ne soit pas virtuelle
Pour la CGT, cela doit se traduire par des départs anticipés de cinq ou dix ans selon les catégories professionnelles.
En outre, pour que ce droit aux départs anticipés ne soit pas virtuel en raison de retraites trop faibles à l’âge d’ouverture du droit à la retraite, la CGT réclame la mise en place d’un dispositif octroyant un trimestre de bonification de pension par année d’exposition.

Pour la CGT, la pénibilité, ce n’est ni un slogan, ni un concours de malhonnêteté : il s’agit d’un dossier essentiel que nous continuerons à porter haut et fort pour améliorer les conditions de travail des salarié·e·s et les droits des retraité·e·s.

retrouver ici le tract pénibilité en PDF

Les 29, 30 et 31 janvier

Les 29, 30 et 31 janvier,toujours plus mobilisé.e.s jusqu’au retrait du projet de loi Macron-Philippe-BlackRock !

Alors que le conflit contre la réforme des retraites entre dans sa neuvième semaine, jour après jour, dans toutes les professions, les salarié.e.s et fonctionnaires sont de plus en plus convaincus de la nocivité du projet.

Les mobilisations dans les collectivités, dans les entreprises de l’eau, de la thanatologie et du logement social portent leurs fruits partout où elles se développent. Les initiatives de dépôt des outils de travail le 22 janvier dernier ont permis de mettre en lumière les professions qui perdront la catégorie active. Les mobilisations dans les écoles, dans les établissements scolaires expriment les conditions de travail dégradées que vivent les personnels.

Et on voudrait nous faire travailler jusqu’à 65 ans ou plus pour avoir la fausse promesse d’un taux de remplacement équivalent à ce qui existe aujourd’hui pour une carrière complète avec un départ à 62 ans… ?

Lire la suite : Les 29, 30 et 31 janvier

Le Premier ministre ne dit pas la vérité : en voici quelques preuves

Dans son discours au CESE, pour tenter de rendre présentable le projet de retraite universelle par points et faire cesser la légitime mobilisation de millions de citoyens, le Premier ministre n’a pas hésité à proférer un certain nombre de contre-vérités.

Il nous a semblé important de démontrer, principalement à partir de la situation dans la Fonction publique, le caractère spécieux et même mensonger des arguments brandis par Edouard Philippe.

En pièce jointe le 4 pages argumentaires Fonction publique en PDF

 

le 24 janvier 2020 en Nouvelle Aquitaine, on dit non à la réforme Macron!

Depuis le début, avant même la démission de Delevoye, dont les liens avec les compagnies d’assurances ont éclaté au grand jour, le gouvernement nous ment. Mensonge sur les compensations promises à certains secteurs, mensonge sur l’histoire de l’âge pivot, mensonge sur l’équité et la justice du système universel par point, mensonge encore pour nous faire croire qu’il n’y aurait pas d’argent alors que les bénéfices du CAC 40 ne cessent d’exploser. Et si le gouvernement a promis des aménagements à certaines professions, c’est pour nous diviser, c’est parce qu’il a peur. Son projet est d’une telle brutalité qu’il ne dispose pour le faire passer que de la manipulation, de la complicité honteuse de certains et de l’utilisation politique de la violence policière.

Le passage du calcul de la pension sur les 6 derniers mois pour les fonctionnaires et les 25 meilleures années pour les salariés du privé à toute la vie professionnelle entrainerait des baisses considérables de pension, jusqu’à 30 ou 40% de baisse selon les simulations. Et il faudrait accepter ?

Le projet de loi Macron-Philippe-BlackRock, c’est la suppression pure et simple de la CNRACL, le pillage de ses fonds de réserve, la suppression de la catégorie active, la garantie pour tous de devoir travailler plusieurs années en plus et de voir sa pension diminuer, l’incitation forte sinon le recours quasi obligatoire à des complémentaires retraites par capitalisation. Le projet de loi c’est la baisse brutale du montant des majorations pour enfant et du niveau des pensions de réversion. On apprend de surcroît que le gouvernement entend geler le point d’indice jusqu’en 2022.

Les fonctionnaires territoriaux, les salariés du privé qui œuvrent pour le service public, ont toutes les raisons d’être en colère, toutes les raisons de rejoindre massivement la grève pour exiger le retrait de ce projet néfaste, pour exiger la défense de leurs régimes de retraite, dont la CNRACL et de leur statut.

L’heure est bien à l’amplification et à la généralisation de la grève jusqu’au retrait de la réforme.

la CGT des personnels du conseil régional Nouvelle Aquitaine Appel à se rassembler et manifester sur l’ensemble de notre régions, retrouver les lieux de rendez- vous ICI

Charente

  • 10h00  Gare d'Angoulême

 Charente-Maritime

  • 14h00 à la gare à la Rochelle
  • 10h30 Esplanade Jean Louis Frot Rochefort
  • 10h30 Palais de Justice à Saintes

Corrèze

  • 10h30 Place de la Guierle à Brive

Creuse

  • 10h00 à la gare à Guéret

 Dordogne

  • 10h00 le Palais de Justice à Périgueux

 Gironde

  • 11h30 Place de la République à Bordeaux

 Landes

  • 10h30 à la gare  à  Mont de Marsan

 Lot et Garonne

  • 12h00 grillade/sandwich 14h00 manifestation à la gare à Agen
  • 14h30 Esplanade de Maré à Marmande

 Pyrénées atlantique

  • 10h30 Place de Verdun à Pau
  • 10h30 Place Sainte Ursule à Bayonne

Deux-Sèvres

  • 11h00 Place de la Brèche à Niort
  • 11h00 Place Flandre Dunkerque à Thouars
  • 14h30 Place St Jacques à Bressuire

 Vienne

  • 14h00 porte de Paris à Poitiers

Haute-Vienne

  • 10h30 Carrefour de Tourny, pique-nique revendicatif en fin de manif à Limoges

Fonctionnaires territoriaux, ne laissons pas détruire notre caisse de retraite, la CNRACL !

Le projet de loi réforme des retraites du gouvernement Macron entend instaurer un système universel par points prétendument plus juste, il prévoit de supprimer les régimes spéciaux.

Les agents de la Fonction publique territoriale et hospitalière ont conquis et historiquement disposent d’une caisse nationale des retraites des agents de collectivités locales, la CNRACL. L’implication des représentants élus par l’ensemble des personnels actifs et retraités, au Conseil d’administration est gage de démocratie, de transparence et de justice.

La CNRACL est une caisse de retraite efficace et innovante. Sa gestion est saine et ses frais de fonctionnement bien inférieurs aux institutions financières du privé. En 2016 le ratio cotisant/retraité est de 1,8 cotisant pour 1 retraité. Alors que les pensions des agents sont faibles en raison du décrochage avec le coût de la vie et du gel du point d’indice, elle est d’ores et déjà solidaire sans prétexte « d’universalité », elle contribue au titre de la compensation à hauteur de 7 % de ses charges (1,4 milliard d’euros en 2017). Au total et depuis la création des mécanismes de compensation, la CNRACL a contribué à hauteur de près de 80 milliards à la solidarité entre régimes. Ce « gâteau » ils ne veulent pas le redistribuer, mais le confisquer ! La précarité des contractuels, l’inégalité salariale femme/homme, et les temps non complets contraints pèsent sur le financement. Le respect des principes statutaires serait la vraie justice.

La CNRACL ne se cantonne pas à la seule collecte des cotisations pour reverser les pensions aux retraité.es. Elle défend les actif.ves par :
- sa politique de prévention en direction des collectivités territoriales
- ses propositions des aménagements de postes,
- ses plans de préventions des risques,
- ses formations en direction des directions des ressources humaines, etc.

Elle protège aussi les retraités les plus fragiles en leur accordant des aides dans le cadre du Fonds d’Action Sociale pour le maintien à domicile, le handicap, la santé, le chauffage, des aides ponctuelles dans les situations graves…La commission de la réglementation examine toutes les questions à vocation juridique concernant les fonctions publiques territoriale et hospitalière dans le respect des lois sur la retraite et du statut des agents.

Le statut de la Fonction Publique et la CNRACL sont donc intrinsèquement liés. Voilà l’enjeu de notre combat contre le projet du gouvernement !
Il en serait fini du calcul de la retraite des fonctionnaires territoriaux, basé sur les 6 derniers mois d’activité et 75% du dernier traitement. Il serait alors remplacé par une prise en compte de toute la carrière, dont nos traitements les plus faibles du début de carrière. Ceci entrainera une baisse brutale de nos pensions.

Nous exigeons le maintien du calcul sur les 6 derniers mois et, pour le privé, le retour aux 10 meilleures années de revenus pour le calcul de la retraite, au lieu des 25 dans le régime général. Accepter notre revendication améliorerait la retraite des agents contractuels. Nous souhaitons le maintien des pensions de réversion versées sans condition d’âge et de revenus telle que le fait la CNRACL et étendre cette règle au privé.

Rien ne justifie la disparition de conquis sociaux spécifiques. L’équité doit se faire par leurs généralisations ! Avec Macron et sa loi de « transformation de la fonction publique » le statut de la Fonction publique est menacé et l’existence des caisses de retraites, dont la CNRACL et ses dispositions favorables, est condamnée.

Pour la justice sociale avec l’alignement par le haut des régimes de retraite, agents territoriaux, nous avons toutes les raisons de nous mobiliser !

Plus que jamais, nous continuons à revendiquer :
- Une amélioration et une consolidation de nos retraites, avec le maintien des régimes existants, notamment le Code des pensions civiles et militaires et la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, ce qui passe par le retrait du projet gouvernemental
- Le maintien de la catégorie active pour tenir compte des spécificités dans les trois versants de la Fonction publique et la reconnaissance statutaire de la pénibilité au travail, cette dernière ne devant pas être une fatalité
- L’aménagement des fins de carrières avec un droit à un départ anticipé à la retraite à taux plein à 55 ans voire 50 ans pour les métiers les plus pénibles est la garantie d’une espérance de vie en bonne santé pour toutes et tous. Le passage de la catégorie active reconnue par la CNRACL à un système de pénibilité lié à une retraite par points sera catastrophique, pour les éboueurs, les pompiers, les égoutiers, comme pour toutes les professions soumises aux mêmes conditions
- La suppression du décret de 2011 sur la pénibilité et le retour à l’âge de départ à 55 ans
- Des augmentations générales de salaire, avec en particulier, le dégel du point d’indice et le rattrapage de ce qui nous a été confisqué et l’attribution de points d’indice supplémentaire de manière uniforme
- Des droits garantissant dans tous les secteurs professionnels la possibilité d’un départ dès 60 ans
- La suppression des exonérations de cotisations sociales (dont la transformation du CICE en exonérations) pour dégager 20 milliards d’euros supplémentaires annuels pour le financement des retraites
- L’égalité salariale entre les femmes et les hommes c’est 6,5 milliards d’euros dans l’immédiat pour les retraites
- Une pension d’au moins 75 % du revenu net d’activité (pour une carrière complète) sans que celle-ci ne puisse être inférieure au SMIC, soit 1800 euros brut
- La ré-indexation des retraites sur le salaire annuel moyen et non sur l’inflation, facteur de décrochage de pouvoir d’achat entre les actifs et les retraités
- La prise en compte pour les jeunes des années d’études, de formation, d’apprentissage et de recherche du 1er emploi
- Des créations d’emplois statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin, et un plan de titularisation des contractuels
- La défense des missions publiques et donc l’abandon de toutes les formes d’externalisation et de privatisation
- Le renforcement du Statut Général, garantie pour le citoyen d’un service public neutre et impartial et, par voie de conséquence, l’abrogation de la loi dite de transformation de la Fonction publique.

La Fédération CGT des services publics appelle les agents/salariés des collectivités à participer aux initiatives interprofessionnelles et professionnelles, à discuter avec leurs syndicats, dans les assemblées générales, des modalités de la grève, de sa poursuite, ou de leur soutien actif aux secteurs en grève, jusqu’au retrait du projet Macron

En lutte pour gagner le retrait et nos revendications

Retrouvez ici le Tract CNRACL en PDF

Observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites

Observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites, réalisé par Harris Interactive pour RTL et AEF Info

Jean-Daniel Lévy , Directeur du Département Politique Opinion
Pierre-Hadrien Bartoli , Directeur d’études au Département Politique Opinion
Anaïs Prunier, Chargée d’études au Département Politique Opinion

Méthodologie d’enquête

Enquête réalisée en ligne le 13 janvier 2020.

Échantillon de 1 015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Aide à la lecture des résultats détaillés :
- Les chiffres présentés sont exprimés en pourcentage
- Les évolutions présentées sont issues des enquêtes suivantes, réalisées selon la même méthodologie :
- Enquête Harris Interactive réalisée en ligne le 29 novembre auprès d’un échantillon de 1248 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 3 décembre auprès d’un échantillon de 982 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 8 décembre auprès d’un échantillon de 968 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 11 décembre auprès d’un échantillon de 981 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 16 décembre auprès d’un échantillon de 1291 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 19 décembre auprès d’un échantillon de 1 001 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 6 janvier auprès d’un échantillon de 1 015 personnes.

Lire la suite au format PDF

Etude de l'observatoire Harris-RTL-AEF sur mobilisation contre la réforme des retraites

Toujours déterminés et mobilisés !

Communiqué de la CGT

Le 16 janvier plusieurs centaines de milliers de personnes ont à nouveau manifesté contre le projet de réforme de la retraite par points portée par le gouvernement. Alors que les organisations syndicales et la population refusent majoritairement ce projet, le président Macron et son premier ministre s’entêtent à vouloir casser notre système de retraite solidaire. Ils sont incapables, ou refusent, de répondre aux questions légitimes que se posent les travailleurs et travailleuses de ce pays sur leur durée de cotisation, le montant de leur pension, leur droit à réversion, etc… Ils refusent d’entendre nos propositions pour garantir et améliorer notre système actuel.

La grève se poursuit chaque jour dans de nombreux secteurs du public comme du privé, cette semaine des égoutiers, des éboueurs, se sont massivement mobilisés, des salarié.es de la Banque de France ont démarré un mouvement de grève reconductible dans les centres de tri des billets et la fabrication du papier. Dans la Culture, les bibliothécaires, les techniciens, les personnels des musées sont en grève.

En plus des grèves et des manifestations, de nombreux piquets, rassemblements, initiatives se sont tenus aujourd’hui. A la suite des avocats et avocates jetant leur robe au pied de la ministre, des enseignants et enseignantes ont vidé leurs sacs ou jeté leurs manuels devant leurs directions départementales et académiques. La grève des dockers et portuaires, des marins s’est poursuivie rendant le trafic maritime quasi nul. Ce matin le grand chantier de la Porte Maillot à Paris a été arrêté avec les salariés exigeant la reconnaissance de la pénibilité de leurs métiers. Le dépôt pétrolier de Cusset Vichy a également été occupé. C’est aussi une grande solidarité qui s’exprime comme à Rodez où la confédération paysanne a offert plus d’une tonne de nourriture aux grévistes.

Le courrier d’Edouard Philippe, les interventions des ministres et députés de LREM ne convainquent personne, de plus en plus de salariés, issus de secteurs professionnels différents se joignent à la grève et aux mobilisations. Contrairement à toutes les annonces la mobilisation et la détermination ne faiblissent car ce projet est injuste, néfaste pour les travailleurs et travailleuses, les jeunes, les retraités.

La CGT est déterminée à poursuivre la lutte jusqu’au retrait. Elle appelle à poursuivre toutes et tous ensemble les mobilisations et les grèves interprofessionnelles dans toutes les entreprises et les services et sur tout le territoire, notamment les 22, 23 et 24 janvier, dans le cadre des décisions de l’intersyndicale du 15 janvier.

Montreuil, le 16 janvier 2020

Retrouvez Ici le communiqué en PDF

Tract Retraite Ud Gironde : On peut gagner !