Les 29, 30 et 31 janvier

Les 29, 30 et 31 janvier,toujours plus mobilisé.e.s jusqu’au retrait du projet de loi Macron-Philippe-BlackRock !

Alors que le conflit contre la réforme des retraites entre dans sa neuvième semaine, jour après jour, dans toutes les professions, les salarié.e.s et fonctionnaires sont de plus en plus convaincus de la nocivité du projet.

Les mobilisations dans les collectivités, dans les entreprises de l’eau, de la thanatologie et du logement social portent leurs fruits partout où elles se développent. Les initiatives de dépôt des outils de travail le 22 janvier dernier ont permis de mettre en lumière les professions qui perdront la catégorie active. Les mobilisations dans les écoles, dans les établissements scolaires expriment les conditions de travail dégradées que vivent les personnels.

Et on voudrait nous faire travailler jusqu’à 65 ans ou plus pour avoir la fausse promesse d’un taux de remplacement équivalent à ce qui existe aujourd’hui pour une carrière complète avec un départ à 62 ans… ?

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Le Premier ministre ne dit pas la vérité : en voici quelques preuves

Dans son discours au CESE, pour tenter de rendre présentable le projet de retraite universelle par points et faire cesser la légitime mobilisation de millions de citoyens, le Premier ministre n’a pas hésité à proférer un certain nombre de contre-vérités.

Il nous a semblé important de démontrer, principalement à partir de la situation dans la Fonction publique, le caractère spécieux et même mensonger des arguments brandis par Edouard Philippe.

En pièce jointe le 4 pages argumentaires Fonction publique en PDF

 

le 24 janvier 2020 en Nouvelle Aquitaine, on dit non à la réforme Macron!

Depuis le début, avant même la démission de Delevoye, dont les liens avec les compagnies d’assurances ont éclaté au grand jour, le gouvernement nous ment. Mensonge sur les compensations promises à certains secteurs, mensonge sur l’histoire de l’âge pivot, mensonge sur l’équité et la justice du système universel par point, mensonge encore pour nous faire croire qu’il n’y aurait pas d’argent alors que les bénéfices du CAC 40 ne cessent d’exploser. Et si le gouvernement a promis des aménagements à certaines professions, c’est pour nous diviser, c’est parce qu’il a peur. Son projet est d’une telle brutalité qu’il ne dispose pour le faire passer que de la manipulation, de la complicité honteuse de certains et de l’utilisation politique de la violence policière.

Le passage du calcul de la pension sur les 6 derniers mois pour les fonctionnaires et les 25 meilleures années pour les salariés du privé à toute la vie professionnelle entrainerait des baisses considérables de pension, jusqu’à 30 ou 40% de baisse selon les simulations. Et il faudrait accepter ?

Le projet de loi Macron-Philippe-BlackRock, c’est la suppression pure et simple de la CNRACL, le pillage de ses fonds de réserve, la suppression de la catégorie active, la garantie pour tous de devoir travailler plusieurs années en plus et de voir sa pension diminuer, l’incitation forte sinon le recours quasi obligatoire à des complémentaires retraites par capitalisation. Le projet de loi c’est la baisse brutale du montant des majorations pour enfant et du niveau des pensions de réversion. On apprend de surcroît que le gouvernement entend geler le point d’indice jusqu’en 2022.

Les fonctionnaires territoriaux, les salariés du privé qui œuvrent pour le service public, ont toutes les raisons d’être en colère, toutes les raisons de rejoindre massivement la grève pour exiger le retrait de ce projet néfaste, pour exiger la défense de leurs régimes de retraite, dont la CNRACL et de leur statut.

L’heure est bien à l’amplification et à la généralisation de la grève jusqu’au retrait de la réforme.

la CGT des personnels du conseil régional Nouvelle Aquitaine Appel à se rassembler et manifester sur l’ensemble de notre régions, retrouver les lieux de rendez- vous ICI

Charente

  • 10h00  Gare d'Angoulême

 Charente-Maritime

  • 14h00 à la gare à la Rochelle
  • 10h30 Esplanade Jean Louis Frot Rochefort
  • 10h30 Palais de Justice à Saintes

Corrèze

  • 10h30 Place de la Guierle à Brive

Creuse

  • 10h00 à la gare à Guéret

 Dordogne

  • 10h00 le Palais de Justice à Périgueux

 Gironde

  • 11h30 Place de la République à Bordeaux

 Landes

  • 10h30 à la gare  à  Mont de Marsan

 Lot et Garonne

  • 12h00 grillade/sandwich 14h00 manifestation à la gare à Agen
  • 14h30 Esplanade de Maré à Marmande

 Pyrénées atlantique

  • 10h30 Place de Verdun à Pau
  • 10h30 Place Sainte Ursule à Bayonne

Deux-Sèvres

  • 11h00 Place de la Brèche à Niort
  • 11h00 Place Flandre Dunkerque à Thouars
  • 14h30 Place St Jacques à Bressuire

 Vienne

  • 14h00 porte de Paris à Poitiers

Haute-Vienne

  • 10h30 Carrefour de Tourny, pique-nique revendicatif en fin de manif à Limoges

Fonctionnaires territoriaux, ne laissons pas détruire notre caisse de retraite, la CNRACL !

Le projet de loi réforme des retraites du gouvernement Macron entend instaurer un système universel par points prétendument plus juste, il prévoit de supprimer les régimes spéciaux.

Les agents de la Fonction publique territoriale et hospitalière ont conquis et historiquement disposent d’une caisse nationale des retraites des agents de collectivités locales, la CNRACL. L’implication des représentants élus par l’ensemble des personnels actifs et retraités, au Conseil d’administration est gage de démocratie, de transparence et de justice.

La CNRACL est une caisse de retraite efficace et innovante. Sa gestion est saine et ses frais de fonctionnement bien inférieurs aux institutions financières du privé. En 2016 le ratio cotisant/retraité est de 1,8 cotisant pour 1 retraité. Alors que les pensions des agents sont faibles en raison du décrochage avec le coût de la vie et du gel du point d’indice, elle est d’ores et déjà solidaire sans prétexte « d’universalité », elle contribue au titre de la compensation à hauteur de 7 % de ses charges (1,4 milliard d’euros en 2017). Au total et depuis la création des mécanismes de compensation, la CNRACL a contribué à hauteur de près de 80 milliards à la solidarité entre régimes. Ce « gâteau » ils ne veulent pas le redistribuer, mais le confisquer ! La précarité des contractuels, l’inégalité salariale femme/homme, et les temps non complets contraints pèsent sur le financement. Le respect des principes statutaires serait la vraie justice.

La CNRACL ne se cantonne pas à la seule collecte des cotisations pour reverser les pensions aux retraité.es. Elle défend les actif.ves par :
- sa politique de prévention en direction des collectivités territoriales
- ses propositions des aménagements de postes,
- ses plans de préventions des risques,
- ses formations en direction des directions des ressources humaines, etc.

Elle protège aussi les retraités les plus fragiles en leur accordant des aides dans le cadre du Fonds d’Action Sociale pour le maintien à domicile, le handicap, la santé, le chauffage, des aides ponctuelles dans les situations graves…La commission de la réglementation examine toutes les questions à vocation juridique concernant les fonctions publiques territoriale et hospitalière dans le respect des lois sur la retraite et du statut des agents.

Le statut de la Fonction Publique et la CNRACL sont donc intrinsèquement liés. Voilà l’enjeu de notre combat contre le projet du gouvernement !
Il en serait fini du calcul de la retraite des fonctionnaires territoriaux, basé sur les 6 derniers mois d’activité et 75% du dernier traitement. Il serait alors remplacé par une prise en compte de toute la carrière, dont nos traitements les plus faibles du début de carrière. Ceci entrainera une baisse brutale de nos pensions.

Nous exigeons le maintien du calcul sur les 6 derniers mois et, pour le privé, le retour aux 10 meilleures années de revenus pour le calcul de la retraite, au lieu des 25 dans le régime général. Accepter notre revendication améliorerait la retraite des agents contractuels. Nous souhaitons le maintien des pensions de réversion versées sans condition d’âge et de revenus telle que le fait la CNRACL et étendre cette règle au privé.

Rien ne justifie la disparition de conquis sociaux spécifiques. L’équité doit se faire par leurs généralisations ! Avec Macron et sa loi de « transformation de la fonction publique » le statut de la Fonction publique est menacé et l’existence des caisses de retraites, dont la CNRACL et ses dispositions favorables, est condamnée.

Pour la justice sociale avec l’alignement par le haut des régimes de retraite, agents territoriaux, nous avons toutes les raisons de nous mobiliser !

Plus que jamais, nous continuons à revendiquer :
- Une amélioration et une consolidation de nos retraites, avec le maintien des régimes existants, notamment le Code des pensions civiles et militaires et la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, ce qui passe par le retrait du projet gouvernemental
- Le maintien de la catégorie active pour tenir compte des spécificités dans les trois versants de la Fonction publique et la reconnaissance statutaire de la pénibilité au travail, cette dernière ne devant pas être une fatalité
- L’aménagement des fins de carrières avec un droit à un départ anticipé à la retraite à taux plein à 55 ans voire 50 ans pour les métiers les plus pénibles est la garantie d’une espérance de vie en bonne santé pour toutes et tous. Le passage de la catégorie active reconnue par la CNRACL à un système de pénibilité lié à une retraite par points sera catastrophique, pour les éboueurs, les pompiers, les égoutiers, comme pour toutes les professions soumises aux mêmes conditions
- La suppression du décret de 2011 sur la pénibilité et le retour à l’âge de départ à 55 ans
- Des augmentations générales de salaire, avec en particulier, le dégel du point d’indice et le rattrapage de ce qui nous a été confisqué et l’attribution de points d’indice supplémentaire de manière uniforme
- Des droits garantissant dans tous les secteurs professionnels la possibilité d’un départ dès 60 ans
- La suppression des exonérations de cotisations sociales (dont la transformation du CICE en exonérations) pour dégager 20 milliards d’euros supplémentaires annuels pour le financement des retraites
- L’égalité salariale entre les femmes et les hommes c’est 6,5 milliards d’euros dans l’immédiat pour les retraites
- Une pension d’au moins 75 % du revenu net d’activité (pour une carrière complète) sans que celle-ci ne puisse être inférieure au SMIC, soit 1800 euros brut
- La ré-indexation des retraites sur le salaire annuel moyen et non sur l’inflation, facteur de décrochage de pouvoir d’achat entre les actifs et les retraités
- La prise en compte pour les jeunes des années d’études, de formation, d’apprentissage et de recherche du 1er emploi
- Des créations d’emplois statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin, et un plan de titularisation des contractuels
- La défense des missions publiques et donc l’abandon de toutes les formes d’externalisation et de privatisation
- Le renforcement du Statut Général, garantie pour le citoyen d’un service public neutre et impartial et, par voie de conséquence, l’abrogation de la loi dite de transformation de la Fonction publique.

La Fédération CGT des services publics appelle les agents/salariés des collectivités à participer aux initiatives interprofessionnelles et professionnelles, à discuter avec leurs syndicats, dans les assemblées générales, des modalités de la grève, de sa poursuite, ou de leur soutien actif aux secteurs en grève, jusqu’au retrait du projet Macron

En lutte pour gagner le retrait et nos revendications

Retrouvez ici le Tract CNRACL en PDF

Observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites

Observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites, réalisé par Harris Interactive pour RTL et AEF Info

Jean-Daniel Lévy , Directeur du Département Politique Opinion
Pierre-Hadrien Bartoli , Directeur d’études au Département Politique Opinion
Anaïs Prunier, Chargée d’études au Département Politique Opinion

Méthodologie d’enquête

Enquête réalisée en ligne le 13 janvier 2020.

Échantillon de 1 015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

Aide à la lecture des résultats détaillés :
- Les chiffres présentés sont exprimés en pourcentage
- Les évolutions présentées sont issues des enquêtes suivantes, réalisées selon la même méthodologie :
- Enquête Harris Interactive réalisée en ligne le 29 novembre auprès d’un échantillon de 1248 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 3 décembre auprès d’un échantillon de 982 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 8 décembre auprès d’un échantillon de 968 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 11 décembre auprès d’un échantillon de 981 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 16 décembre auprès d’un échantillon de 1291 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 19 décembre auprès d’un échantillon de 1 001 personnes.
- Enquête Harris Interactive pour RTL et AEF réalisée en ligne le 6 janvier auprès d’un échantillon de 1 015 personnes.

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Etude de l'observatoire Harris-RTL-AEF sur mobilisation contre la réforme des retraites

Toujours déterminés et mobilisés !

Communiqué de la CGT

Le 16 janvier plusieurs centaines de milliers de personnes ont à nouveau manifesté contre le projet de réforme de la retraite par points portée par le gouvernement. Alors que les organisations syndicales et la population refusent majoritairement ce projet, le président Macron et son premier ministre s’entêtent à vouloir casser notre système de retraite solidaire. Ils sont incapables, ou refusent, de répondre aux questions légitimes que se posent les travailleurs et travailleuses de ce pays sur leur durée de cotisation, le montant de leur pension, leur droit à réversion, etc… Ils refusent d’entendre nos propositions pour garantir et améliorer notre système actuel.

La grève se poursuit chaque jour dans de nombreux secteurs du public comme du privé, cette semaine des égoutiers, des éboueurs, se sont massivement mobilisés, des salarié.es de la Banque de France ont démarré un mouvement de grève reconductible dans les centres de tri des billets et la fabrication du papier. Dans la Culture, les bibliothécaires, les techniciens, les personnels des musées sont en grève.

En plus des grèves et des manifestations, de nombreux piquets, rassemblements, initiatives se sont tenus aujourd’hui. A la suite des avocats et avocates jetant leur robe au pied de la ministre, des enseignants et enseignantes ont vidé leurs sacs ou jeté leurs manuels devant leurs directions départementales et académiques. La grève des dockers et portuaires, des marins s’est poursuivie rendant le trafic maritime quasi nul. Ce matin le grand chantier de la Porte Maillot à Paris a été arrêté avec les salariés exigeant la reconnaissance de la pénibilité de leurs métiers. Le dépôt pétrolier de Cusset Vichy a également été occupé. C’est aussi une grande solidarité qui s’exprime comme à Rodez où la confédération paysanne a offert plus d’une tonne de nourriture aux grévistes.

Le courrier d’Edouard Philippe, les interventions des ministres et députés de LREM ne convainquent personne, de plus en plus de salariés, issus de secteurs professionnels différents se joignent à la grève et aux mobilisations. Contrairement à toutes les annonces la mobilisation et la détermination ne faiblissent car ce projet est injuste, néfaste pour les travailleurs et travailleuses, les jeunes, les retraités.

La CGT est déterminée à poursuivre la lutte jusqu’au retrait. Elle appelle à poursuivre toutes et tous ensemble les mobilisations et les grèves interprofessionnelles dans toutes les entreprises et les services et sur tout le territoire, notamment les 22, 23 et 24 janvier, dans le cadre des décisions de l’intersyndicale du 15 janvier.

Montreuil, le 16 janvier 2020

Retrouvez Ici le communiqué en PDF

Tract Retraite Ud Gironde : On peut gagner !