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Prime exceptionnelle de pouvoir d’achat Fonction publique territoriale : pas d’autre critère que le niveau de rémunération

- Courrier de la Directrice générale des collectivités locales au Président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale -

Monsieur le Président,

Lors de sa séance plénière du 4 octobre, le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) a examiné le projet de décret portant création d’une prime de pouvoir d’achat exceptionnelle pour certains agents publics de la fonction publique territoriale.

Ce décret met en œuvre l’engagement pris le 12 juin dernier par le ministre de la transformation et de la fonction publiques de soutenir le pouvoir d’achat des agents de la fonction publique les moins bien rémunérés.

Au cours de l’examen de ce décret, la CFDT, la FA-FPT, l’UNSA et la FSU ont déposé un amendement pour y insérer la disposition suivante : « Aucune modulation ne pourra intervenir en dehors des plafonds de rémunération ci-dessous ». Ces organisations syndicales souhaitaient par cet amendement obtenir des précisions sur les possibilités de modulation de la prime de pouvoir d’achat afin que celle-ci ne puisse être soumise à des critères de modulation tels que la manière de servir ou les missions exercées.

Ainsi que j’ai pu l’indiquer en réponse à cet amendement lors de la séance, aucune disposition du décret n’a pour objet ou pour effet de permettre aux organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics de définir des critères d’attribution de la prime pouvoir d’achat autres que ceux qu’il prévoit.

En effet, le décret portant création d’une prime de pouvoir d’achat exceptionnelle pour certains agents publics de la fonction publique territoriale ne comporte aucune disposition permettant aux organes délibérants de modeler le montant de cette prime selon des critères qu’ils auraient choisis comme, par exemple, la manière de servir.

En application du I de l’article 5 de ce décret, l’organe délibérant détermine, pour chaque niveau de rémunération prévu par le barème, le montant de la prime de pouvoir d’achat dans la limite des montants plafonds définis par ce même barème. Le montant de la prime est par conséquent fixé uniquement selon le niveau de rémunération, correspondant à la rémunération brute perçue au titre de la période courant du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023, au sein duquel se situent les agents éligibles.

Conformément au II de l’article 5 du décret, le montant de la prime déterminé dans ce cadre ne peut être réduit qu’à proportion de la quotité de travail et de la durée d’emploi sur la période courant du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023 des bénéficiaires.

Ces éléments seront repris dans une note d’information aux préfets qui leur sera adressée dès publication du décret au Journal officiel.

Télécharger le courrier en PDF

le 13 octobre trouvez un lieu de manifestation près de chez vous

Dans le cadre de la mobilisation appelée par l'intersyndicale, ce site recense les lieux de manifestations et de rassemblements.

>>> 13octobre.fr <<<

Solidarité avec les travailleurs et le peuple du Maroc

La Fédération CGT des services publics apporte son total soutien au peuple Marocain suite au
séisme meurtrier qui vient d’avoir lieu. Notre pensée immédiate concerne les familles des
victimes. Nous leur présentons nos plus sincères condoléances.

Par l’intermédiaire de leurs organisations syndicales, nous saluons l’engagement immédiat et
dans des conditions particulièrement difficiles des agents publics marocains, employés
municipaux, de la sécurité civile, pompiers.

D’ores et déjà nous prenons toutes les dispositions pour relayer les actions de solidarité qui
seront mises en place par le mouvement syndical marocain.

Montreuil, le 11 septembre 2023

Solidarité avec les travailleurs et le peuple du Maroc

27 janvier, journée nationale de grève et d’actions pour l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minimas sociaux.

Les faits sont là : entre le 1er janvier 2000 et mars 2020 le point d’indice a perdu 17% de sa valeur par rapport à l’inflation. Soit une perte de 500€ mensuels en moyenne pour un agent de catégorie A, de 300€ pour un agent de catégorie C.

Entre 2000 et 2020, le nombre d’agents payés soit au smic, soit au smic +10% est passé de 500 000 à 1 million de personnes. Un agent de catégorie C
déroulant sa carrière complète sur deux grades « bénéficie » d’une amplitude de carrière de 27,8%. C’était 39% en 2000 avec une carrière plus courte de 6 ans. Pour la catégorie B l’amplitude indiciaire sur les deux premiers grades est aujourd’hui de 56% alors qu’elle était de 71% en 2000, pour une durée de carrière moins longue. Aujourd’hui, un agent de catégorie B, titulaire du bac, commence sa carrière au SMIC. On recrutait dans les premiers grades de catégorie A à 47% au-dessus du SMIC en 2000, c’est 17% aujourd’hui… Les salaires des agents contractuels sont impactés de la même manière...

La dégradation de nos traitements, le nivellement par le bas, ça suffit !

  • Pour le dégel du point d’indice et son augmentation immédiate de 10%
  • Pour le rattrapage de toutes les pertes accumulées depuis 12 ans
  • Pour la réaffirmation de la valeur du point comme élément essentiel du traitement et du calcul de la retraite...
  • Pour une augmentation de 10% des effectifs de la fonction publique,
  • Pour des NAO dans les offices de l’habitat et les entreprises de l’eau : revalorisation du minimum salarial à 2000 euros et augmentation générale de l’ensemble des rémunérations.

Nous avons toutes les raisons de nous mobiliser !

La loi dite de transformation de la fonction publique a commencé à s’appliquer, et produit pas à pas ses effets néfastes, qui représentent un recul d’une gravité considérable pour l’ensemble des territoriaux :

  • vol des congés et augmentation du temps de travail,
  • gel du point d’indice,
  • lignes directrices de gestion de l’austérité, qui vident les CAP de leurs compétences en matière de promotion et d’avancements de grade,
    suppression des CHSCT, remise en cause des commissions de réforme, alors que l’on assiste partout à l’aggravation des conditions de travail, de la souffrance, des risques psycho-sociaux,
  • mise à mort de la fonction publique de carrière et de la notion de fonctionnaire citoyen,
  • détachement d’office des fonctionnaires dans des entreprises privées en cas de concession d’un service, d’externalisation, de privatisation !
  • mise en place d’accords « majoritaires » locaux au détriment du statut national,
  • recours aux contrats de projets ultra-précaires,
  • atteinte au droit de grève dans certains secteurs,
  • mise en place d’un télétravail cassant les collectifs de travail et isolant les agents,
  • vers une fin de l’égalité de traitement, de l’unicité des grilles et du point d’indice,
  • liquidation du statut de la fonction publique et mise en place par ordonnance d’un « code de la fonction publique » (passage des droits collectifs attachés à la personne à des pseudos droits renégociables attachés à la collectivité ou à l’administration, donc aggravation de l’individualisation),
  • « New management agile » qui étouffe l’ensemble des agents, dont l’encadrement.

Le tract de la FDSP en PDF