La Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève pour la journée du 29 septembre 2026 de 0h à 24h
Préavis de grève adressé le 22 juillet 2026 à :
- À M. David AMIEL, Ministre de l’Action et des Comptes publics
- À M. Jean-Pierre FARANDOU, Ministre du Travail et des Solidarités
Objet : Préavis de grève pour la journée du 29 septembre 2026 de 0h à 24h couvrant l’ensemble des agent·es de la Fonction publique territoriale et les salarié∙es relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, de la thanatologie, du secteur privé du logement social), ainsi que les agent.es et salarié·es dont les horaires incluent la nuit précédant et suivant cette journée (du 28 au 29 septembre et du 29 au 30 septembre 2026).
Messieurs les Ministres,
Depuis le 1er juillet de cette année, 862 000 agent·es, selon vos déclarations, perçoivent une indemnité différentielle pour ne pas percevoir une rémunération en dessous du Salaire Minimum, le SMIC. Ils et elles étaient 356 000 en janvier dernier. En six mois, leur nombre a plus que doublé.
La situation s’est aggravée avec l’augmentation du SMIC de 2,41 % au 1er juin 2026, pour compenser l’inflation et la flambée des prix de l’énergie.
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Salaires, emploi, retraite : la fonction publique toujours mobilisée !
Communiqué de presse CGT Fonction publique
A l’appel des organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, les agent.es publics se sont mobilisé.es ce mardi 13 mai pour réaffirmer leurs revendications portant notamment sur :
- La sortie des politiques d’austérité budgétaire et l’octroi des moyens de financement des services publics et de la Fonction publique qui ne sauraient être sacrifiés au nom d’une prétendue économie de guerre ;
- La revalorisation significative et immédiate de la valeur du point d’indice, son indexation sur l’inflation, le rétablissement de la Gipa, l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, la refonte des grilles indiciaires qui sont aujourd’hui en voie de smicardisation ;
- L’abrogation du jour de carence et le rétablissement du versement à 100 % de la rémunération versée aux agent.es publics lorsqu’elles et ils sont en congé maladie.
- L’arrêt des suppressions d’emplois, un plan pluriannuel de recrutement partout où c’est nécessaire, un plan de titularisation des agent.es non titulaires.
Les agent.es publics exigent aussi une réduction du temps de travail tout au long de la vie avec les 32 heures et le retour au droit à la retraite à taux plein à l’âge de 60 ans.
C’est dans ce sens que la CGT Fonction publique porte un ensemble de propositions et revendications qu’il s’agisse de :
- L’abrogation de la contre-réforme des régimes de retraite,
- Les 60 ans mais aussi le droit aux départs anticipés pour les carrières longues et pour celles et ceux ayant exercé des métiers pénibles ;
- La prise en compte des années d’études et des périodes de première recherche d’emploi et de chômage non indemnisé,
- L’amélioration et la revalorisation significative des droits et des niveaux des pensions et des retraites des femmes.
La CGT Fonction publique appelle les agent·es publics à s’inscrire dans la mobilisation du jeudi 5 juin 2025, journée de mobilisation interprofessionnelle, des salarié.es du public et du privé, des privé.es d’emploi pour nos retraites.
LES 64 ANS, C’EST TOUJOURS NON !
MOBILISONS-NOUS POUR NOS RETRAITES, LE JEUDI 5 JUIN !
Montreuil, le 13 mai 2025
– En téléchargement ce communiqué en PDF
Nouveau règlement du temps de travail : plus de 24 000 jours de congés regagnés
Des jours de congés supplémentaires pour les agents des lycées, la pénibilité pour les contractuels, un congé menstruel de 2 jours par mois qu’on espère bien voir pérenniser…Nous avons obtenu quelques bonnes avancées et ce n’est pas fini.
En comptant serré, cela fait plus de 24 000 jours de congés regagnés pour tous les 6000 agents de lycée de la Nouvelle-Aquitaine. Depuis le 1er novembre, les jours fériés qui tombent pendant les vacances se récupèrent. Cela fait plus de 4 jours par agent. Alors, bien-sûr, ça grince dans les administrations des lycées, mais la Région a promis de faire respecter le nouveau texte. Mais remettons les choses en place : ce qui est fou, c’est qu’avant, ces jours étaient perdus.
Les jours de pénibilité pour les contractuels sont aussi inscrits dans le nouveau règlement et les titulaires remplaçants en cuisine ont automatiquement un jour de pénibilité. Restera à obtenir la pénibilité pour les agents du siège, ceux qui font s’occupent du mobilier par exemple.
Dans les lycées, les jours de RTT ne sont plus impactés par les arrêts maladie. Dans le cadre de la lutte contre la pénibilité, le régime hebdomadaire de 42 heures sera supprimé à compter du 1er septembre 2024. Et les agents logés pour NAS (nécessité absolue de service) ne peuvent pas être mobilisés pour assurer des services d'astreintes plus d'une fois par mois. Cette mobilisation doit être accolée à un temps de travail.
Le congé menstruel de 2 jours sur prescription médicale en cas de règles douloureuses a aussi été adopté, mais à titre expérimental. On espère bien le voir pérenniser à la fin des 2 ans.
Après de longues discussions, nous avons aussi obtenu un engagement ferme et un calendrier 2024 (moins ferme !) pour la fin des heures d’équivalence des agents d‘accueil. C’est une bataille engagée par tous les syndicats régionaux qui se conclurait ainsi de belle façon.
Temps de travail : l’occasion manquée
La saison 1 du feuilleton de l’examen du nouveau temps de travail vient de se terminer…en queue de poisson.
Dans les premiers épisodes de la série sur le nouveau règlement du temps de travail, il y avait eu 2 annulations de comité social, dont une rocambolesque, par notre DGS. Finalement présenté lors du comité social territorial (CST) du 26 juin, le nouveau règlement a reçu un vote contre de toutes les organisations syndicales. Présenté à nouveau le 13 juillet, il nous a fallu à nouveau voter contre car la mesure injuste que le Conseil d’Etat juge illégale n’a toujours pas été abrogée par l'administration : les heures d’équivalence pour les agents d’accueil en lycée, obligés de faire 116 heures de plus que tout le monde. Et l'administration a décidé de passer outre la décision des organisations syndicales en adoptant seule ce règlement. Dialogue social vous avez dit ?
Les heures d’équivalence, c’est un règlement périmé qui date du temps de l’Education nationale. « Contre » le logement de fonction et parce qu’il y avait des moments creux dans leurs emplois du temps, les agents d’accueil devaient plus d’heures que leurs collègues. Mais les moments creux ont largement disparu au fil du temps avec l’accueil téléphonique permanent, l’accompagnement des élèves et des parents. Activité à laquelle il faut ajouter une astreinte quasi-permanente, car toutes les alarmes des lycées arrivent dans les logements de fonction. Certains collègues n’osent même pas s’éloigner de leur bahut de peur d'un problème. Et pour les impôts, le logement de fonction compte comme avantage en nature. Au bout du compte, cela fait un avantage plus si avantageux que cela ! Toutes les organisations syndicales demandent donc la fin de ce régime complètement périmé. Périmé à tel point que le Conseil d’Etat le juge illégal. Et bien, l’administration n’a pourtant pas jugé bon de supprimer ces heures…tout en laissant la porte ouverte à leur suppression (!!) « après un dialogue avec les gestionnaires, car on ne pouvait pas les supprimer sans les en avertir », nous a lâché Pierre Chéret (citation de mémoire). Pour notre part, nous sommes de toute façon prêts à porter l’affaire devant le tribunal administratif dont l'avis a peu de chances d'aller contre celui du Conseil d’Etat. De là à dire que l’administration gagne du temps…
Une reconnaissance étendue de la pénibilité
Voilà donc la fin de cette mini-série en 4 épisodes. A la CGT, on attend impatiemment la saison 2 pour appuyer toutes nos autres revendications. Car dans ce règlement, il y a encore les nombreux points dont nous vous avions déjà parlé. Et surtout, nous demandons une meilleure prise en compte de la pénibilité dans les lycées aussi bien qu’aux sièges. Les agents qui effectuent un travail pénible bénéficient de jours de congés supplémentaires : il faut bien que la machine se repose pour continuer à fonctionner jusqu’à 64 ans ! Mais nous ne partageons pas (encore) la même définition de la pénibilité avec l’administration. Pour nous, mettre 30 chaises sur des tables dans 10 classes, à 5kg par chaise, c’est du travail pénible car on a manipulé 1.5 tonnes de chaises par jour. Quand on entretient des surfaces immenses au balai, c’est du travail pénible. Les déménageurs aux sièges qui manipulent armoires et bureaux, qui pourrait dire qu’ils ne font pas un travail pénible ? Impossible de tout lister ici mais on voit bien que restreindre la pénibilité à la plonge, comme c’est le cas aujourd’hui, c’est loin d’être suffisant. La reconnaissance étendue de la pénibilité, c’est un gros chantier à ouvrir avec l’administration dans les mois à venir.