4 pages : Lutte contre les idées d’extrême droite | Chronique n°4 : élections européennes, ni les actionnaires ni les réactionnaires

Dans cette chronique, on se rend bien compte qu’avec leurs votes en séances plénières ou en commissions (les rapports), les eurodéputé·es FN/RN appliquent une politique qui va à l’encontre de l’image qu’essaient de mettre en avant Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Non le FN/RN ne défend pas l’intérêt des travailleurs·ses, des femmes ou des personnes LGBTQIA+ et se positionne toujours, sur les questions internationales, du côté des dictateurs et gouvernements d’extrême droite.

Chronique n°4 en téléchargement

Face à l’extrême droite, le Front Populaire !

Le communiqué de la CGT à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale annoncée par Emmanuel Macron et la montée sans précédent de l'extrême droite. 

L’abstention et l’extrême droite ont atteint un record lors des élections européennes de ce 9 juin. Cette tendance est à l’œuvre dans toute l’Europe mais la France est le pays dans lequel les listes d’extrême droite font le score le plus élevé et progressent le plus.

C’est avec une énorme colère que la CGT accueille ces résultats alors qu’elle alerte, en vain, depuis des années. Emmanuel Macron en porte la première responsabilité. Il n’a cessé de banaliser le Rassemblement National, en reprenant ses thèses, et mène avec le patronat une politique sociale violente qui accrédite l’idée que la seule alternative serait l’extrême droite. 

En décidant d’organiser des élections législatives en trois semaines à la veille des Jeux Olympiques et après les premiers départs en vacances, le président de la République joue, encore une fois, avec le feu, en faisant primer de petits calculs politiciens. 

Nous ne le laisserons pas faire. Ni recul social, ni banalisation du racisme et de la xénophobie. Forte de son histoire, la CGT prend toutes ses responsabilités pour empêcher qu’à nouveau les travailleuses et les travailleurs ne soient enfermés dans une fausse alternative entre l’extrême droite et le néolibéralisme, dont les forces de l’argent seraient les plus grandes gagnantes. 

Les résultats du 9 juin le démontrent. Sans sursaut immédiat, l’extrême droite arrivera au pouvoir. Notre République et notre démocratie sont en danger. Pour empêcher la catastrophe organisée par Emmanuel Macron et Marine Le Pen d’advenir, l’unité de la gauche est indispensable. Pour battre l’extrême droite, le monde du travail a besoin d’espoir et de perspectives en rupture avec la politique d’Emmanuel Macron. Il faut répondre à l’urgence sociale et environnementale, avec des propositions fortes pour augmenter les salaires et les pensions, défendre notre industrie et nos services publics et gagner le droit à la retraite à 60 ans.  Un débat en profondeur doit être mené pour que les leçons soient vraiment tirées pour bâtir une alternative durable.
Quant au gouvernement, il doit immédiatement renoncer à sa réforme de l'assurance chômage et à toutes les contre-réformes en cours et notamment la réforme de la fonction publique.

La CGT appelle le monde du travail à se syndiquer, à s’organiser, à participer à toutes les initiatives de mobilisation contre l’extrême droite et contre la politique d’Emmanuel Macron, en commençant par l'appel des organisations de jeunesse à se rassembler dès ce lundi soir. La CGT appelle tous les travailleuses et travailleurs à prendre d’ores et déjà leurs dispositions pour pouvoir voter les 30 juin et 7 juillet prochains. Attachée à l’unité des salariés, la CGT échangera, ce soir, avec les autres organisations syndicales sur les possibilités d’actions communes et examinera toute proposition d’action unitaire.

Montreuil, le 10 juin 2024

 

Préavis de grève pour l’ensemble des agents du conseil régional, du 1er janvier 2024 au 31 janvier 2024, de 0 à 24h

  Monsieur Alain Rousset, président du conseil régional de Nouvelle-Aquitain.

Nous demandons que soit entendue la demande de création de postes de titulaires remplaçants supplémentaires réclamés de longue date par l’ensemble des organisations syndicales de la Région et ce sur l’ensemble des EPLE de NouvelleAquitaine.

Nous demandons également que soient considérés, lors de la visite de « l’outil de dotation en personnels » des établissements scolaires, les moyens pour compenser les restrictions médicales, les temps de formation des agents ainsi que les temps d’activités syndicales. Ce n’est pas aux agents de la collectivité de compenser la surcharge de travail générée lors de ces temps de non-présence des agents en maladie, formation et activités syndicales. L’outil de dotation en personnel est à ce jour bien trop restrictif et ne prend nullement en compte les critères cités plus haut. Nous réaffirmons que soit révisé l’outil « dialogue de dotation » pour que ce service public d’éducation puisse être rendu dans les meilleures conditions possibles dans l’ensemble des lycées de la Région.

Pour retrouver notre préavis de grève en PDF pour la mois de janvier 2024

La grève paie à Saint-Exupéry

Une collègue contractuelle qui se blesse, plus personne à la plonge, un service dégradé avec des élèves qu'on est obligé de faire manger dans de la vaisselle jetable, c'est cette situation intenable qui nous a conduit à déclencher une grève au lycée Saint-Exupéry…et à poser un préavis pour toute l’année scolaire

Et jeudi 23 au matin, après un bel atelier banderoles, les collègues du lycée, les parents d’élèves, des élèves, les profs, le proviseur, les personnels administratifs, les collègues du lycée Jean Monet de Limoges et des Vaseix se sont mis devant les grilles avec la voiture sono de la CGT. « Le dialogue ne donne rien », explique Mylène, secrétaire de la section limousin et agent d’accueil au lycée. « J’ai fait des mails depuis la rentrée. On me répond que la Région fait des efforts, qu’elle ne peut pas faire plus ». Il manque des postes de titulaires, il manque des remplaçants, il manque des titulaires remplaçants !

Suppression de postes

L’administration régionale s’est fabriqué un bel outil qu’elle appelle « dialogue de dotation » pour calculer combien de postes a droit un établissement. Le dialogue de dotation dit qu’il faut un agent de service général pour 1700 m² de surface. L’addition de la surface totale donne le nombre d’agents avec des ajustements ici et là. Idem pour la cantine en comptant le nombre de repas.

A Saint-Exupéry, « l'outil de dotation » est passée en 2019 et depuis, n'a pas tenu compte de l'évolution des restrictions médicales des collègues et de l’évolution de l’âge des agents. Résultat : plus personne pour faire la plonge lorsqu'il y a des arrêts maladie et des conditions de travail dégradées.

C’est un calcul à court terme que nous dénonçons. La prévention permet toujours d’économiser de l’argent. Mais sous couvert d’économies immédiates, on supprime des postes en faisant peser une charge de travail inacceptables sur ceux qui restent…qui tombent malades à leur tour. Un véritable dialogue de dotation devrait partir des besoins et non pas des effectifs. Parler de « dialogue de répartition » serait un peu plus sincère de la part de l’administration.

 Moyens supplémentaires et nouveau préavis

Grâce à la grève et à la mobilisation de tous, à Saint-Exupéry le remplaçant supplémentaire restera jusqu’à la fin de l’année scolaire et on espère qu’une solution plus pérenne sera trouvée. Mais ce lycée repose la question de l’outil de dotation. Il doit être changé pour considérer avant tout l’intérêt du service public. C’est pourquoi nous posons un préavis de grève pour toute l'année et toute la région pour que d'autres lycées puissent s'en saisir. Car de nouvelles baisses de postes se profilent un peu partout... N’hésitez-pas à vous en servir, des copains seront là pour vous soutenir.

Nouveau règlement du temps de travail : plus de 24 000 jours de congés regagnés

Des jours de congés supplémentaires pour les agents des lycées,  la pénibilité pour les contractuels, un congé menstruel de 2 jours par mois qu’on espère bien voir pérenniser…Nous avons obtenu quelques bonnes avancées et ce n’est pas fini.

En comptant serré, cela fait plus de 24 000 jours de congés regagnés pour tous les 6000 agents de lycée de la Nouvelle-Aquitaine. Depuis le 1er novembre, les jours fériés qui tombent pendant les vacances se récupèrent. Cela fait plus de 4 jours par agent. Alors, bien-sûr, ça grince dans les administrations des lycées, mais la Région a promis de faire respecter le nouveau texte. Mais remettons les choses en place : ce qui est fou, c’est qu’avant, ces jours étaient perdus.

Les jours de pénibilité pour les contractuels sont aussi inscrits dans le nouveau règlement et les titulaires remplaçants en cuisine ont automatiquement un jour de pénibilité. Restera à obtenir la pénibilité pour les agents du siège, ceux qui font s’occupent du mobilier par exemple.

Dans les lycées, les jours de RTT ne sont plus impactés par les arrêts maladie. Dans le cadre de la lutte contre la pénibilité, le régime hebdomadaire de 42 heures sera supprimé à compter du 1er septembre 2024. Et les agents logés pour NAS (nécessité absolue de service) ne peuvent pas être mobilisés pour assurer des services d'astreintes plus d'une fois par mois. Cette mobilisation doit être accolée à un temps de travail.

Le congé menstruel de 2 jours sur prescription médicale en cas de règles douloureuses a aussi été adopté, mais à titre expérimental. On espère bien le voir pérenniser à la fin des 2 ans.

Après de longues discussions, nous avons aussi obtenu un engagement ferme et un calendrier 2024 (moins ferme !) pour la fin des heures d’équivalence des agents d‘accueil. C’est une bataille engagée par tous les syndicats régionaux qui se conclurait ainsi de belle façon.

Prime exceptionnelle de pouvoir d’achat Fonction publique territoriale : pas d’autre critère que le niveau de rémunération

- Courrier de la Directrice générale des collectivités locales au Président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale -

Monsieur le Président,

Lors de sa séance plénière du 4 octobre, le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) a examiné le projet de décret portant création d’une prime de pouvoir d’achat exceptionnelle pour certains agents publics de la fonction publique territoriale.

Ce décret met en œuvre l’engagement pris le 12 juin dernier par le ministre de la transformation et de la fonction publiques de soutenir le pouvoir d’achat des agents de la fonction publique les moins bien rémunérés.

Au cours de l’examen de ce décret, la CFDT, la FA-FPT, l’UNSA et la FSU ont déposé un amendement pour y insérer la disposition suivante : « Aucune modulation ne pourra intervenir en dehors des plafonds de rémunération ci-dessous ». Ces organisations syndicales souhaitaient par cet amendement obtenir des précisions sur les possibilités de modulation de la prime de pouvoir d’achat afin que celle-ci ne puisse être soumise à des critères de modulation tels que la manière de servir ou les missions exercées.

Ainsi que j’ai pu l’indiquer en réponse à cet amendement lors de la séance, aucune disposition du décret n’a pour objet ou pour effet de permettre aux organes délibérants des collectivités territoriales et de leurs établissements publics de définir des critères d’attribution de la prime pouvoir d’achat autres que ceux qu’il prévoit.

En effet, le décret portant création d’une prime de pouvoir d’achat exceptionnelle pour certains agents publics de la fonction publique territoriale ne comporte aucune disposition permettant aux organes délibérants de modeler le montant de cette prime selon des critères qu’ils auraient choisis comme, par exemple, la manière de servir.

En application du I de l’article 5 de ce décret, l’organe délibérant détermine, pour chaque niveau de rémunération prévu par le barème, le montant de la prime de pouvoir d’achat dans la limite des montants plafonds définis par ce même barème. Le montant de la prime est par conséquent fixé uniquement selon le niveau de rémunération, correspondant à la rémunération brute perçue au titre de la période courant du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023, au sein duquel se situent les agents éligibles.

Conformément au II de l’article 5 du décret, le montant de la prime déterminé dans ce cadre ne peut être réduit qu’à proportion de la quotité de travail et de la durée d’emploi sur la période courant du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023 des bénéficiaires.

Ces éléments seront repris dans une note d’information aux préfets qui leur sera adressée dès publication du décret au Journal officiel.

Télécharger le courrier en PDF

le 13 octobre trouvez un lieu de manifestation près de chez vous

Dans le cadre de la mobilisation appelée par l'intersyndicale, ce site recense les lieux de manifestations et de rassemblements.

>>> 13octobre.fr <<<

Solidarité avec les travailleurs et le peuple du Maroc

La Fédération CGT des services publics apporte son total soutien au peuple Marocain suite au
séisme meurtrier qui vient d’avoir lieu. Notre pensée immédiate concerne les familles des
victimes. Nous leur présentons nos plus sincères condoléances.

Par l’intermédiaire de leurs organisations syndicales, nous saluons l’engagement immédiat et
dans des conditions particulièrement difficiles des agents publics marocains, employés
municipaux, de la sécurité civile, pompiers.

D’ores et déjà nous prenons toutes les dispositions pour relayer les actions de solidarité qui
seront mises en place par le mouvement syndical marocain.

Montreuil, le 11 septembre 2023

Solidarité avec les travailleurs et le peuple du Maroc

Temps de travail : l’occasion manquée

La saison 1 du feuilleton de l’examen du nouveau temps de travail vient de se terminer…en queue de poisson.

Dans les premiers épisodes de la série sur le nouveau règlement du temps de travail, il y avait eu 2 annulations de comité social, dont une rocambolesque, par notre DGS. Finalement présenté lors du comité social territorial (CST) du 26 juin, le nouveau règlement a reçu un vote contre de toutes les organisations syndicales. Présenté à nouveau le 13 juillet, il nous a fallu à nouveau voter contre car la mesure injuste que le Conseil d’Etat juge illégale n’a toujours pas été abrogée par l'administration : les heures d’équivalence pour les agents d’accueil en lycée, obligés de faire 116 heures de plus que tout le monde. Et l'administration a décidé de passer outre la décision des organisations syndicales en adoptant seule ce règlement. Dialogue social vous avez dit ?

Les heures d’équivalence, c’est un règlement périmé qui date du temps de l’Education nationale. « Contre » le logement de fonction et parce qu’il y avait des moments creux dans leurs emplois du temps, les agents d’accueil devaient plus d’heures que leurs collègues. Mais les moments creux ont largement disparu au fil du temps avec l’accueil téléphonique permanent, l’accompagnement des élèves et des parents. Activité à laquelle il faut ajouter une astreinte quasi-permanente, car toutes les alarmes des lycées arrivent dans les logements de fonction. Certains collègues n’osent même pas s’éloigner de leur bahut de peur d'un problème. Et pour les impôts, le logement de fonction compte comme avantage en nature. Au bout du compte, cela fait un avantage plus si avantageux que cela ! Toutes les organisations syndicales demandent donc la fin de ce régime complètement périmé. Périmé à tel point que le Conseil d’Etat le juge illégal. Et bien, l’administration n’a pourtant pas jugé bon de supprimer ces heures…tout en laissant la porte ouverte à leur suppression (!!) « après un dialogue avec les gestionnaires, car on ne pouvait pas les supprimer sans les en avertir », nous a lâché Pierre Chéret (citation de mémoire). Pour notre part, nous sommes de toute façon prêts à porter l’affaire devant le tribunal administratif dont l'avis a peu de chances d'aller contre celui du Conseil d’Etat. De là à dire que l’administration gagne du temps…

Une reconnaissance étendue de la pénibilité

Voilà donc la fin de cette mini-série en 4 épisodes. A la CGT, on attend impatiemment la saison 2 pour appuyer toutes nos autres revendications. Car dans ce règlement, il y a encore les nombreux points dont nous vous avions déjà parlé. Et surtout, nous demandons une meilleure prise en compte de la pénibilité dans les lycées aussi bien qu’aux sièges. Les agents qui effectuent un travail pénible bénéficient de jours de congés supplémentaires : il faut bien que la machine se repose pour continuer à fonctionner jusqu’à 64 ans ! Mais nous ne partageons pas (encore) la même définition de la pénibilité avec l’administration. Pour nous, mettre 30 chaises sur des tables dans 10 classes, à 5kg par chaise, c’est du travail pénible car on a manipulé 1.5 tonnes de chaises par jour. Quand on entretient des surfaces immenses au balai, c’est du travail pénible. Les déménageurs aux sièges qui manipulent armoires et bureaux, qui pourrait dire qu’ils ne font pas un travail pénible ? Impossible de tout lister ici mais on voit bien que restreindre la pénibilité à la plonge, comme c’est le cas aujourd’hui, c’est loin d’être suffisant. La reconnaissance étendue de la pénibilité, c’est un gros chantier à ouvrir avec l’administration dans les mois à venir.

Allo Limoges ? Vous déménagez dans 6 mois

Pour loger les agents du Feader et de Natura 2000 qui arrivent de l’Etat, l’administration nous a annoncé un projet de réaménagement massue à Limoges.  Elle en profite pour vouloir libérer en plus tout un bâtiment (100 agents à recaser !) et tout cela dès janvier. La bonne nouvelle, c’est qu’en étant bien serrés, on aura un peu plus chaud cet hiver !

Dans sa volonté d’associer les syndicats « au plus près » pour un dialogue social « constructif », l’administration a fait un superbe effort de « co-construction » le 22 juin en séance de F3SCT (formation spécialisée santé sécurité et conditions de travail) à Limoges. Le réaménagement de la maison de Région de Limoges était le premier dossier de l’instance. Aucun document n’avait été fourni avant la séance. Impossible donc de préparer quoi que ce soit (c’est élégant !). Pour retenir ce qu’on nous disait et pouvoir en discuter (car c’est tout de même pour cela que les syndicats sont là), il nous a fallu prendre des photos du power-point qui passait sur les écrans. Sympa pour un sujet de cette importance qui va impacter la vie au travail des 500 agents limougeauds. Et une des premières diapos se félicitait que les syndicats étaient constamment consultés pour « nourrir la démarche » et qu’elle s’effectuait « en association étroite ». A force de vider les mots de leur sens, ils ne veulent plus rien dire du tout !

Le but du réaménagement : faire rentrer les 48 agents du FEADER et de Natura 2000 transférés de l’Etat et libérer le bâtiment G du 19 boulevard de la Corderie. Sur le papier, tout va bien : il y aurait 619 places à l’Hôtel de Région pour seulement 400 agents. En rapatriant les 93 collègues qui sont aujourd’hui au bâtiment G et avec les 48 nouveaux collègues venus de l’Etat, ça nous amène à 541 agents. C’est « une simple question d’arithmétique, niveau certificat d’études », nous a-t-on dit. Bon, l’arithmétique fait généralement mauvais ménage avec les êtres humains.

Le mardi et le jeudi, vous connaissiez la course pour la place de parking. Vous allez découvrir en plus la course pour avoir un bureau grâce au flex office !

Un des objectifs de ce réaménagement est de « faire du collectif ». Sûr qu’en nous entassant dans les bureaux, ça va être bien collectif. Blague à part, on nous fait aussi venir tous ensemble, les mêmes jours au bureau justement pour faire du collectif. C’est ce qui est inscrit dans les fumeux fameux schémas de service. C’est pour cela que le mardi et le jeudi, les bureaux sont pleins comme des œufs. Il va falloir qu’on nous explique comment, sur ces deux jours, on va tous loger. Surtout que d’après l’administration, il ne s’agit pas de faire des open spaces…tout en « ouvrant les surfaces » (notez la nuance !). En tout cas, cette réorganisation sonne aussi l’arrivée du flex-office à laquelle on nous préparait depuis la généralisation du télétravail. Fini donc le bureau individuel. En résumé, vous arriverez au travail et vous prendrez vos affaires dans votre casier sécurisé pour votre journée dans l’espace ouvert mais qui n’est pas un open-space. C’est que le niveau moyen d’occupation des bureaux serait de 40 % « certains jours ». Le problème, ce sont bien les autres jours…Mais là, l’arithmétique fera son office.

Le planning

Comme tout est bien ficelé, nous avons découvert, en bouquet final, un planning. Sachez donc que les « concertations » avec les encadrants commencent…maintenant pour établir un « macrozoning » (non, ce n’est pas une maladie), mot qu’on a découvert. Cela consiste à un genre de Yalta entre chefs par pôle et direction : toi ici, moi là, je te donne ça et tu me rends ça. En septembre, suivront les « concertations » avec le tout un chacun, pardon, le « microzoning », où on rentrera dans le dur avec « les affectations des postes de travail par agent en fonction des affectations de travail et des schémas de service ». Puis, suivra une petite session de travaux. Et enfin, les déménagements dès janvier. A noter que les travaux commenceront pendant la concertation avec les agents, ce qui limite certainement la marge de manœuvre des dites concertations. Quant à la F3SCT, elle devra repasser à ce moment-là, c’est-à-dire une fois que tout sera terminé vers avril-mai. C’est « l’association étroite » dont on vous parlait plus haut.

Un hiver très chaud à venir

Alors oui, il va faire chaud à Limoges cet hiver car il est hors de question pour nous de nous associer à cette démarche qui fait aussi peu de cas des agents et de leurs représentants. Nous comprenons la nécessité de loger les nouveaux collègues et d’optimiser les surfaces. Nous partageons aussi le constat que les hôtels de Région vieillissants sont totalement inadaptés aux économies d’énergie. Ils nécessitent avant tout une rénovation thermique (une isolation des toitures, par exemple, la fin des grille-pains dans les bureaux et l’équipement de sondes fiables qui ne font pas chauffer un bureau à 17° et son voisin à 25°). Une fois de plus, les agents ne sont pas des variables d’ajustement des politiques d’austérité. Nous ne laisserons pas faire.

27 janvier, journée nationale de grève et d’actions pour l’augmentation générale des salaires, des retraites et des minimas sociaux.

Les faits sont là : entre le 1er janvier 2000 et mars 2020 le point d’indice a perdu 17% de sa valeur par rapport à l’inflation. Soit une perte de 500€ mensuels en moyenne pour un agent de catégorie A, de 300€ pour un agent de catégorie C.

Entre 2000 et 2020, le nombre d’agents payés soit au smic, soit au smic +10% est passé de 500 000 à 1 million de personnes. Un agent de catégorie C
déroulant sa carrière complète sur deux grades « bénéficie » d’une amplitude de carrière de 27,8%. C’était 39% en 2000 avec une carrière plus courte de 6 ans. Pour la catégorie B l’amplitude indiciaire sur les deux premiers grades est aujourd’hui de 56% alors qu’elle était de 71% en 2000, pour une durée de carrière moins longue. Aujourd’hui, un agent de catégorie B, titulaire du bac, commence sa carrière au SMIC. On recrutait dans les premiers grades de catégorie A à 47% au-dessus du SMIC en 2000, c’est 17% aujourd’hui… Les salaires des agents contractuels sont impactés de la même manière...

La dégradation de nos traitements, le nivellement par le bas, ça suffit !

  • Pour le dégel du point d’indice et son augmentation immédiate de 10%
  • Pour le rattrapage de toutes les pertes accumulées depuis 12 ans
  • Pour la réaffirmation de la valeur du point comme élément essentiel du traitement et du calcul de la retraite...
  • Pour une augmentation de 10% des effectifs de la fonction publique,
  • Pour des NAO dans les offices de l’habitat et les entreprises de l’eau : revalorisation du minimum salarial à 2000 euros et augmentation générale de l’ensemble des rémunérations.

Nous avons toutes les raisons de nous mobiliser !

La loi dite de transformation de la fonction publique a commencé à s’appliquer, et produit pas à pas ses effets néfastes, qui représentent un recul d’une gravité considérable pour l’ensemble des territoriaux :

  • vol des congés et augmentation du temps de travail,
  • gel du point d’indice,
  • lignes directrices de gestion de l’austérité, qui vident les CAP de leurs compétences en matière de promotion et d’avancements de grade,
    suppression des CHSCT, remise en cause des commissions de réforme, alors que l’on assiste partout à l’aggravation des conditions de travail, de la souffrance, des risques psycho-sociaux,
  • mise à mort de la fonction publique de carrière et de la notion de fonctionnaire citoyen,
  • détachement d’office des fonctionnaires dans des entreprises privées en cas de concession d’un service, d’externalisation, de privatisation !
  • mise en place d’accords « majoritaires » locaux au détriment du statut national,
  • recours aux contrats de projets ultra-précaires,
  • atteinte au droit de grève dans certains secteurs,
  • mise en place d’un télétravail cassant les collectifs de travail et isolant les agents,
  • vers une fin de l’égalité de traitement, de l’unicité des grilles et du point d’indice,
  • liquidation du statut de la fonction publique et mise en place par ordonnance d’un « code de la fonction publique » (passage des droits collectifs attachés à la personne à des pseudos droits renégociables attachés à la collectivité ou à l’administration, donc aggravation de l’individualisation),
  • « New management agile » qui étouffe l’ensemble des agents, dont l’encadrement.

Le tract de la FDSP en PDF

19 raisons pour manifester le 1 er mai