Economies sur nos salaires, nos postes, la santé, l’école, nos services publics... mais pas pour les spéculateurs et pour faire la guerre, ça suffit !

Après avoir décidé de consacrer 413 milliards d’euros pour investir dans l’économie de guerre (loi de programmation militaire 2023-2030), Macron vient d’annoncer 3 milliards supplémentaires pour alimenter la boucherie sur le front ukrainien. Le gouvernement, par la voix de Bruno Lemaire, ministre des Finances, annonce le 18 février dernier qu’il faudra faire 10 milliards d’euros d’économies sur les services publics pour redresser… on ne sait trop quoi. Aussitôt, on nous annonce qu’il faudrait en fait économiser 20 milliards ! Encore mieux, la Cour des comptes affirme que ce sont 50 milliards qu’il faudrait économiser d’ici à 2027 parce que la situation des finances publiques de la France est « parmi les plus dégradées de la zone euro ».

  • Nos collectivités ont de plus en plus recours à des entreprises privées. Ça externalise à tour de bras pour un montant total de 160 milliards d’euros par an, soit l’équivalent du quart du budget de l’État (Source : collectif Nos services publics).
  • Les géants du CAC 40 ont généré plus de 145 milliards d’euros de profits en 2023 : un chiffre à mettre en relation avec le précédent ?

Pour piller les services publics, les capitalistes savent qu’ils peuvent compter sur Macron et son ministre Bruno Lemaire.
Pour financer les guerres, les marchands de morts savent aussi sur qui ils peuvent compter… Selon une étude récente, « La France détrône la Russie et devient le deuxième exportateur d’armes au monde. L’augmentation des importations d’armes par les pays européens entre 2019 et 2023 est due en grande partie aux transferts massifs d’armes vers l’Ukraine en 2022 et 2023 » (Source Euronews).

On vend des armes qui, comme à Gaza, sont utilisées pour massacrer des populations civiles entières.
On enrichit les spéculateurs avec l’argent public.
On liquide la Sécurité sociale, on nous fait bosser deux ans de plus, on nous prépare un « pacte de la vie au travail » nous dirions plutôt de la mort au travail, on nous gèle nos rémunérations… Les services publics ne parviennent plus à répondre aux besoins fondamentaux de l’immense majorité de la population.

Plus que jamais, nous réaffirmons nos revendications :

 

  • Le point d’indice à 6 euros
     > c’est une urgence sociale !
  • 10 % de fonctionnaires en plus pour répondre aux besoins sociaux
     > c’est une urgence nationale !

 

  • L’abrogation de la réforme des retraites et de la loi dite de transformation de la Fonction publique
     > c’est une urgence démocratique !

 En téléchargement le tract de la Fédération CGT des Services publics

La fédération CGT des Services publics dépose un préavis pour les journées du 1er au 30 avril 2024

Lire le préavis en PDF

Fonction Publique : Urgence salaires !

La hausse des prix atteint 4,9% sur 2023. Sous l’effet de l’inflation, nos salaires reculent, et remplir le réfrigérateur, payer ses factures ou partir en vacances devient de plus en plus difficile. Pire, 8 millions de personnes, soit un quart des travailleurs et des travailleuses, sont aujourd’hui précaires. Macron et Attal nous parlent de rémunérations et de carrières au mérite, c’est-à-dire à la tête du client. Il veulent individualiser, diviser, différencier pour mieux privatiser. Les profiteurs du CAC 40 s’enrichissent et l’immense majorité de la population n’en peut plus.

Ça ne peut plus durer !

Plutôt que d’augmenter nos salaires, le gouvernement ne nous concède que des primes non cotisées, exceptionnelles au bon vouloir des employeurs, comme la prime « Pouvoir d’achat ».
Ces derniers mois, on nous accordé de très légères augmentations du point d’indice, qui détermine les rémunérations des 5,6 millions agents publics, fixé aujourd’hui à 4,92 €. Mais ces augmentations n’ont servi qu’à « courir » après le SMIC qui, lui, bénéficie d’une revalorisation automatique liée à l’inflation, contrairement au point d’indice. Depuis plus de 20 ans, notre pouvoir d’achat n’a fait que baisser, comme le montre la courbe ci-dessous. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2000, il ne serait pas à 4,92 €, mais à 6,36 € !

Une grille rabougrie

Où en est-on en ce début d’année ? Cinq points d’indice ont été accordés au le 1er janvier à tout.es les agent.es, ce qui correspond royalement à moins de 25€... En fait, il s’agissait d’éviter encore une fois que le SMC dépasse le bas de la grille, puisque ce dernier a augmenté de 1,13% à la même date. Et comme on n’a pas touché à la valeur du point, la grille continue à « se tasser », comme on le voit sur la grille du premier grade. Les huit premiers échelons de la grille sont à un seul point d’indice de décalage. La conséquence est simple : en 12 ans de carrière, on gagne 34,46€. Et en 19 ans, si on arrive au bout du grade, on aura gagné à peine plus de 100 €...
Et cet effet de tassement se répercute sur toute la grille. Le deuxième grade de la catégorie C démarre à un seul point d’indice au-dessus du premier, soit 4,92 €, et la catégorie B à six points au-dessus, soit moins de 30 € !

Retrouver les grilles de traitement  au 1er janvier 2024 sur notre site  : https://cgtcrna.fr/index.php/salaires


Salaire au mérite, c’est du pipeau !
Le président de la République, dans sa conférence de presse, a annoncé l’instauration d’une « rémunération au mérite » induisant la carrière au mérite pour les fonctionnaires. La bonne blague ! Cela fait des décennies que les primes « à la tête du client » ont été généralisées dans nos collectivités. Sans que cela ne règle rien, ni en matière de reconnaissance, ni en matière de motivation.


Le point d’indice à 6€ parce que nous le méritons !

Pour rattraper la perte de pouvoir d’achat que nous avons subie, il est urgent que le point d’indice soit porté à 6 €. Cette mesure de justice profiterait à tous les agent.es public.ques, fonctionnaires et non-titulaires. Et cet argent serait réinjecté dans l’économie du pays, tandis que le surplus de cotisations généré réalimenterait les régimes de sécurité sociale et de retraite.

Une grille revalorisée

Pour permettre un vrai déroulement de carrière et reconnaître les qualifications, il faut « redonner de l’air » à la grille de la Fonction publique.

Ces mesures sont à même de redonner une dynamique à nos carrières, aujourd’hui à l’étroit dans une grille étriquée.

Partout, réunissons nous en heures d’info syndicale, en assemblées générales pour discuter et décider !
Les luttes locales sont très nombreuses pour exiger la prime pouvoir d’achat, pour des revalorisations du régime indemnitaire, pour des NAO conséquentes.
Les agent-es et salarié-es s’organisent pour garantir leurs conditions d’existence.
Pour défendre notre statut, pour des classifications à la hauteur, pour un point d’indice à 6 euros et son indexation sur l’inflation, les décideurs sont au gouvernement ! En ce qui les concerne, les agriculteurs (nous parlons de ceux qui cherchent à vivre de leur travail, pas des grands patrons et industriels de l’agroalimentaire) ont voulu monter à Paris et bloquer le pays pour se faire entendre.
Existe-t-il une autre solution ?! Les propositions qui figurent dans ce tract ne sont pas à prendre ou à laisser. Elles sont réalistes économiquement et socialement nécessaires. Nous les porterons à Macron et Attal (en attendant la nomination d’un ministre de la Fonction publique) le 19 mars.

Un préavis de grève national court sur tout le mois de février et sera renouvelé en mars.

Télécharger le tract en PDF

L'action paye ! Syndicat CGT des Territoriaux de la Ville de Saint-Etienne.

Syndicat CGT des Territoriaux de la Ville de Saint-Etienne

Mesures sociales : pas de cadeaux mais un juste retour des choses !

Ce mardi 9 janvier 2024, Monsieur le Maire a fait part aux organisations syndicales ainsi qu’à l’ensemble des agents, de ces arbitrages suite aux rencontres bilatérales du mois de décembre dernier.
À cette occasion, nous avions pu aborder les divers points revendicatifs portés de longue date, et mis en lumière par la mobilisation que nous avions organisée du 27 novembre au 1er décembre 2023.
Mobilisation pourtant fortement critiquée par Monsieur le Maire qui voyait en ce préavis déposé par la CGT une attaque purement politique.
Pour autant, l’attribution de la prime pouvoir d’achat à son niveau maximum autorisé, la mise en place des tickets restaurant, la prise en charge intégrale par la Mairie des frais d’augmentation liés aux cotisations Mutuelle, la suppression de l’écrêtement des clauses de sauvegarde, sont autant de points revendicatifs forts que nous avons portés et qui se retrouvent aujourd’hui avec un arbitrage favorable.
Il ne s’agit en rien de cadeaux du Père Noël, mais bel et bien d’un juste retour des choses.
Des avancées significatives aux saveurs de Victoire. Victoire syndicale, mais surtout Victoire collective, car cela n’aura été possible qu’en raison des mobilisations et d’une forte adhésion des agents aux revendications portées par la CGT.
La leçon est exemplaire : avec de la solidarité et en luttant toutes et tous ensemble on peut changer les choses et obtenir ce que l’on pensait impossible.
Aussi, nous adressons aujourd’hui nos chaleureux remerciements à tous les agents qui ont participé aux diverses mobilisations sur ces sujets : cette victoire est la vôtre !
Le syndicat CGT des Territoriaux de la Ville de Saint-Étienne prend donc acte des décisions prises, et sera particulièrement attentif sur les conditions de leurs mises en œuvre.
La CGT continue à œuvrer quotidiennement à l’amélioration des conditions de travail et salariales des agents et demeure mobilisée notamment sur la reconnaissance des sujétions particulières liées aux métiers et la convergence du RIFSEEP au niveau de SEM.
Unis ! Solidaires ! Déterminés !
On gagne !
SYNDICAT CGT DES TERRITORIAUX DE LA VILLE DE SAINT-ETIENNE

LAMAIZIERE - 19 rue Léon Lamaizière, 42000 Saint-Étienne – 04.77.41.64.49
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / https://fr-fr.facebook.com/CGT-Territoriaux-Saint-Etienne-202103153158558/

Le tract en PDF : Mesures sociales : pas de cadeaux mais un juste retour des choses

Mémoires d’avenir, journal de l’Institut d’Histoire Sociale de la Fédération CGT des Services publics

Mémoires d’avenir, journal de l’Institut d’Histoire Sociale de la Fédération CGT des Services publics.

1 01 - MEMAV n°1 | Juil. 2016 pdf

2 02 - MEMAV n°2 | Nov. 2016 pdf

3 03 - MEMAV n°3 | Juil. 2017 pdf

4 04- MEMAV n°4 | Déc. 2017 pdf

5 05 - MEMAV n°5 | Juin 2018 pdf

6 06 - MEMAV n°6 | Déc. 2018 pdf

7 07 - MEMAV n°7 | Juin 2019 pdf

8 08 - MEMAV n°8 | Nov. 2019 pdf

9 09 - MEMAV n°9 | Déc. 2020 pdf

10 10 - MEMAV n°10 | Déc. 2021 pdf

11 11 - MEMAV n°11 | Juil. 2022 pdf

12 12 - MEMAV n°12 | déc. 2022 pdf

13 13 - MEMAV n°13 | Juil. 2023 pdf

14 14 - MEMAV n°14 | Nov. 2023 pdf

12 décembre : manifestation à Bruxelles et pétition contre le retour de l’austérité en Europe

Pour les salaires, l’investissement public et l’égalité entre les femmes et les hommes en France et en Europe, la CGT s’inscrit dans la mobilisation appelée par la Confédération Européenne des Syndicats.

La Confédération Européenne des Syndicats (CES) ambitionne de réunir des dizaines de milliers de manifestants de toute l’Europe le 12 décembre à Bruxelles, veille d’une réunion déterminante pour l’avenir de tous les pays membres, dont la France. Pour participer à cette mobilisation, rapprochez-vous de votre Fédération ou Union Départementale CGT.
Les décisions prises au niveau européen ont en effet des répercussions concrètes sur nos conditions de travail, nos salaires, notre protection sociale, notre gouvernance économique. Cette mobilisation permettra de mettre la pression sur les gouvernements afin que la voix des salarié·es soit entendue, même à Bruxelles !

Une autre Europe pour un autre avenir économique, social et démocratique
La CGT milite pour que les politiques européennes répondent d’abord aux aspirations et aux besoins du monde du travail et non à des idéologies libérales qui se sont révélées destructrices sur le plan économiques, social et environnemental. Plutôt que la concurrence généralisée, il s’agit de promouvoir la coopération et la solidarité.
Face au détricotage des services publics et des politiques industrielles et à l’accroissement des inégalités qui nourrissent la montée très inquiétante des forces d’extrême droite en Europe, les syndicats s’organisent avec la CES pour dénoncer les impasses des politiques européennes actuelles et l’imposture des fausses réponses de l’extrême droite partout en Europe.

L’urgence ? L’augmentation des salaires !
Dans toute l’Europe, l’inflation a grignoté nos salaires, sauf là où ils sont indexés sur les prix, comme en Belgique. Dans le même temps, les profits des entreprises continuent de capter encore plus de richesses crées et les gouvernements comme les employeurs refusent d’augmenter les salaires, ce qui accentue d’autant les inégalités entre les femmes et les hommes.
Avec son entêtement aveugle à vouloir limiter les dépenses publiques et se concentrer sur des politiques "de l’offre" qui ne favorisent que les banques et les marchés financiers et les marges des entreprises, l’Union Européenne se prive des moyens d’agir.
Le dérèglement climatique comme les destructions d’emploi ne sont pourtant pas des fatalités, mais bien les résultats de choix politiques. Le 12 décembre, à Bruxelles, les salarié·es peuvent changer la donne.

pour retrouver le tract CGT en PDF

 

Syndicat CGT région PACA |

Les agent·es grévistes du Lycée Adam de Craponne à Salon de Provence reprennent le travail après 23 jours de grève de belles victoires !

Ils ont été entendus ont obtenu satisfaction sur un grand nombre de leurs justes revendications.

L’état désastreux de leurs conditions de travail est désormais connu de toutes et tous. L’impossibilité de rendre correctement le service public auquel ils sont attachés avec si peu de personnels et des moyens vétustes a été entendue.

Avec le syndicat CGT à leurs côtés, ils se sont organisés et ont relevé la tête fièrement et ont démontré qu’être un travailleur ce n’est pas être soumis et résigné !

Vigilants et unis, ils restent mobilisés à la fois sur les situations individuelles et sur la mise en place concrète des annonces.

Les victoires :
  l’arrivée d’un chef d’équipe avec la mise en place des emplois du temps ;
  la reconnaissance du fait qu’ils faisaient trop d’heures et la négociation pour les récupérer ;
  l’arrivée d’1 OP ;
  2 renforts jusqu’en décembre avec la possibilité après audit de prolonger jusqu’à juillet voir jusqu’à la fin des travaux de plonge ;
  un plan clair pour les travaux de la plonge ;
  le retrait de l’administration locale de leur organisation du travail ;
  l’engagement de la Région à remplacer tous les agents absents ;
  une rencontre avec le Maire / Vice-Président de la Région permettant un échange constructif ;
  une couverture médiatique qui sort de l’anonymat les ouvriers ;
  un soutien de la population lors des rencontres sur le marché ;
  un soutien des enseignants du lycée ;
  un soutien des lycéens et de leurs parents ;
  la mobilité attendue depuis des années d’une agent ;
  la dignité et une équipe plus soudée que jamais !