Baromètre social en Nouvelle-Aquitaine n°1: ça ne va pas bien !
Chers.es collègues,
Nous vous devions depuis un moment un retour sur le baromètre social que nous avons lancé et que vous êtes 1108 à avoir rempli. Ce qui est un bon score pour avoir un panorama de la situation sociale de la Région. Pour ne pas vous assommer de chiffres, on a décidé de valoriser une partie chaque semaine. Et pour commencer, la surprise, très désagréable pour nous, ça a été la partie sur les risques psycho-sociaux.
On ne s’attendait pas à ce que ce soit un tel problème dans notre administration. On savait qu’il y avait un problème de reconnaissance global, d’accompagnement et de solutions apportées. D’ailleurs, on alerte depuis un moment avec les autres syndicats et on a mis le problème sur la table avec l’administration. Mais on était encore en-dessous de la réalité.
A la question sur les risques psychosociaux, vous êtes 42% à avoir répondu oui !

Et à la demande « Pourriez-vous décrire en quelques mots comment la situation s'est résolue ou pas ? », les expressions sont éloquentes :
"Au point mort" ; "Les problèmes sont ignorés" ; "Aucune reconnaissance, reste à ta place !! parle bien !! je suis ton chef, tu obéis !! » ; "Burn out - mise à l'isolement", "Rien n'a été fait, la direction m'a demandé de satisfaire la demande de la personne qui m'a agressée pour apaiser la situation" ; "obligation de se soumettre à l'administration sans réelle communication" ; "Situation non résolue. En arrêt depuis plus d'un an. Essai de reprise sur un temps thérapeutique mais dans le même environnement avec cette personne en toute puissance " ; etc, etc.
On pourrait continuer longtemps car vous êtes 343 à vous être exprimés de la sorte, le plus souvent amers et désabusés face à une situation sans accompagnement et sans solution satisfaisante :

Pour nous, c’est inacceptable ! C’est pourquoi le travail en intersyndicale avec l’administration pour faire évoluer vers le mieux tout le système mis en place doit aboutir à une prise en compte réelle du problème : mieux détecter, agir vite, accompagner de bout en bout, ne pas pénaliser les victimes comme c’est trop souvent le cas et réparer. Et si nous ne sommes pas entendus, le recours à la voie pénale sera beaucoup plus systématique de notre part.
Pour accéder à tous les résultats du baromètre : https://forms.office.com/Pages/AnalysisPage.aspx?AnalyzerToken=VFImViIP3yDQx7JidXTstg3Gab2HrdN4&id=uxMfrOvOfU60d-3XVx9j-dPeyjBplPxHqsk8NYG4vV1UNUpGTEQ4VEVBNDlYQzIyMkZaUEsyQVZKRy4u
La CGT

Déclaration Préalable de la CGT au CST du 10 octobre 2024
La CGT voudrait revenir sur l’outil de dotation. En effet, depuis sa mise en place, la CGT insiste sur le fait que cet outil n'est pas un outil de dotation mais bien un outil de répartition. L’outil de dotation a pris les moyens existants et les a répartis pour un équilibre des formes. C'est bien là un outil de répartition. Car, si vraiment un outil de dotation avait été réalisé, nous serions partis des besoins et non pas des moyens existants et la situation actuelle n'existerait pas.
A savoir que l’état de situation due aux différents dialogues de dotation fait que nous en sommes arrivés à faire « tourner » les cuisines dans certains établissements exclusivement avec des agents contractuels. Cette situation est intenable pour les personnels, pour les élèves et pour les commensaux. Nous imaginons que même pour le conseil régional et son institution, cela n’est également pas acceptable.
Nous nous interrogeons, à la suite de la lecture de l’article de Mediapart que mes camarades vous ont fait passer en séance pour que nous soyons bien tous au même niveau d’information.
Nous pouvons donc lire dans cet article que le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine est en 4e position au niveau national concernant les versements non obligatoires aux lycées privés. Et qu’en est-il de nos lycées publics ? Les personnels sont en souffrance dus aux surcharges de travail car l'outil de dotation n'est jamais réel en effectif sur le terrain. Ils sont en souffrance par la non prise en compte de la pénibilité, à ce jour toujours non reconnue pour les personnels du service général et de maintenance.
Nous imaginons un véritable outil dotation en personnel dans les lycées publics avec les 107 908 127 € de versements non obligatoires versés entre 2016 et 2023 aux lycées privés de Nouvelle-Aquitaine.
Nous nous mettons à rêver : Qu’en serait-il de nos régimes indemnitaires ?
Que dire des économies faites en supprimant la NBI à certains agents de la collectivité sous nous ne savons quel prétexte ? Que dire également de la suppression de la prime multi-site ? Que dire également du budget de l’amicale en stagnation malgré l’augmentation du nombre d’adhérents ? Pourquoi cet acharnement sur les réductions de budgets et les économies faites sur le dos des agents du service public alors que l’on verse, nous le répétons, 107 908 127 € de façon non obligatoire aux lycées privées, en moyenne 13 488 515 € et nous vous faisons grâce des centimes.
Nous sommes également conscients des sommes qui sont investis dans les lycées publics pour les aménagements des bâtiments. Ces sommes ne justifient en rien les choix faits. Ne nous faites donc pas cette réponse, elle serait trop facile. Expliquez-nous plutôt pourquoi ce choix de versement ? Nous le répétons, de versements non obligatoires de 13 millions par an aux lycées privée alors que dans les lycées publics nous manquons réellement de personnel pour rendre le service public d’éducation que l’ensemble de la communauté éducative est en droit d’attendre. Ce qui intègre quelque chose que l’on pourrait peut-être oublier quand on dit cela : c’est la santé physique et psychologique des agents.
Arrêtez de nous dire que vous n’avez pas les moyens, la preuve en est faite. Ce sont bien des choix politiques issus de votre gouvernance, bien éloignée des engagements du NFP, qui mettent à mal le rendu du service public d’éducation dans tous nos lycées PUBLICS de Nouvelle-Aquitaine.
La CGT des personnels du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine