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Nous exigeons immédiatement
10% d'augmentation du point d'indice et son indexation sur la hausse des prix
L’abandon du Plan Action Publique 2022 et du document d’orientation sur le « nouveau contrat social des agents publics »
L’abrogation du RIFSEEP, dispositif injuste et portant atteinte à la Fonction publique de carrière et à l’égalité de traitement entre les agents
Une réelle négociation salariale, immédiate, avec le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat
Un nouveau plan de titularisation des contractuels, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement.
Le respect plein et entier et le maintien des comités techniques et CHSCT
Le respect du cadre des 35 h et des dispositifs négociés avant 2001, contre toute augmentation du temps de travail
La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers, dont la CNRACL
toutes et tous, disons NON à Macron et à sa politique d'austérité!!!
La retraite à 60 ans, le refus de tout système de retraite par points, ainsi que l’amélioration de la reconnaissance de la catégorie active et de la pénibilité
.L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations d’emplois statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin.
Le rétablissement du 1 % CNFPT et son augmentation à 3 %
L’abrogation du jour de carence

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Actualités

Fonction Publique : Urgence salaires !

La hausse des prix atteint 4,9% sur 2023. Sous l’effet de l’inflation, nos salaires reculent, et remplir le réfrigérateur, payer ses factures ou partir en vacances devient de plus en plus difficile. Pire, 8 millions de personnes, soit un quart des travailleurs et des travailleuses, sont aujourd’hui précaires. Macron et Attal nous parlent de rémunérations et de carrières au mérite, c’est-à-dire à la tête du client. Il veulent individualiser, diviser, différencier pour mieux privatiser. Les profiteurs du CAC 40 s’enrichissent et l’immense majorité de la population n’en peut plus.

Ça ne peut plus durer !

Plutôt que d’augmenter nos salaires, le gouvernement ne nous concède que des primes non cotisées, exceptionnelles au bon vouloir des employeurs, comme la prime « Pouvoir d’achat ».
Ces derniers mois, on nous accordé de très légères augmentations du point d’indice, qui détermine les rémunérations des 5,6 millions agents publics, fixé aujourd’hui à 4,92 €. Mais ces augmentations n’ont servi qu’à « courir » après le SMIC qui, lui, bénéficie d’une revalorisation automatique liée à l’inflation, contrairement au point d’indice. Depuis plus de 20 ans, notre pouvoir d’achat n’a fait que baisser, comme le montre la courbe ci-dessous. Si le point d’indice avait suivi l’inflation depuis 2000, il ne serait pas à 4,92 €, mais à 6,36 € !

Une grille rabougrie

Où en est-on en ce début d’année ? Cinq points d’indice ont été accordés au le 1er janvier à tout.es les agent.es, ce qui correspond royalement à moins de 25€... En fait, il s’agissait d’éviter encore une fois que le SMC dépasse le bas de la grille, puisque ce dernier a augmenté de 1,13% à la même date. Et comme on n’a pas touché à la valeur du point, la grille continue à « se tasser », comme on le voit sur la grille du premier grade. Les huit premiers échelons de la grille sont à un seul point d’indice de décalage. La conséquence est simple : en 12 ans de carrière, on gagne 34,46€. Et en 19 ans, si on arrive au bout du grade, on aura gagné à peine plus de 100 €...
Et cet effet de tassement se répercute sur toute la grille. Le deuxième grade de la catégorie C démarre à un seul point d’indice au-dessus du premier, soit 4,92 €, et la catégorie B à six points au-dessus, soit moins de 30 € !

Retrouver les grilles de traitement  au 1er janvier 2024 sur notre site  : https://cgtcrna.fr/index.php/salaires


Salaire au mérite, c’est du pipeau !
Le président de la République, dans sa conférence de presse, a annoncé l’instauration d’une « rémunération au mérite » induisant la carrière au mérite pour les fonctionnaires. La bonne blague ! Cela fait des décennies que les primes « à la tête du client » ont été généralisées dans nos collectivités. Sans que cela ne règle rien, ni en matière de reconnaissance, ni en matière de motivation.


Le point d’indice à 6€ parce que nous le méritons !

Pour rattraper la perte de pouvoir d’achat que nous avons subie, il est urgent que le point d’indice soit porté à 6 €. Cette mesure de justice profiterait à tous les agent.es public.ques, fonctionnaires et non-titulaires. Et cet argent serait réinjecté dans l’économie du pays, tandis que le surplus de cotisations généré réalimenterait les régimes de sécurité sociale et de retraite.

Une grille revalorisée

Pour permettre un vrai déroulement de carrière et reconnaître les qualifications, il faut « redonner de l’air » à la grille de la Fonction publique.

Ces mesures sont à même de redonner une dynamique à nos carrières, aujourd’hui à l’étroit dans une grille étriquée.

Partout, réunissons nous en heures d’info syndicale, en assemblées générales pour discuter et décider !
Les luttes locales sont très nombreuses pour exiger la prime pouvoir d’achat, pour des revalorisations du régime indemnitaire, pour des NAO conséquentes.
Les agent-es et salarié-es s’organisent pour garantir leurs conditions d’existence.
Pour défendre notre statut, pour des classifications à la hauteur, pour un point d’indice à 6 euros et son indexation sur l’inflation, les décideurs sont au gouvernement ! En ce qui les concerne, les agriculteurs (nous parlons de ceux qui cherchent à vivre de leur travail, pas des grands patrons et industriels de l’agroalimentaire) ont voulu monter à Paris et bloquer le pays pour se faire entendre.
Existe-t-il une autre solution ?! Les propositions qui figurent dans ce tract ne sont pas à prendre ou à laisser. Elles sont réalistes économiquement et socialement nécessaires. Nous les porterons à Macron et Attal (en attendant la nomination d’un ministre de la Fonction publique) le 19 mars.

Un préavis de grève national court sur tout le mois de février et sera renouvelé en mars.

Télécharger le tract en PDF

Nouveau règlement du temps de travail : plus de 24 000 jours de congés regagnés

Des jours de congés supplémentaires pour les agents des lycées,  la pénibilité pour les contractuels, un congé menstruel de 2 jours par mois qu’on espère bien voir pérenniser…Nous avons obtenu quelques bonnes avancées et ce n’est pas fini.

En comptant serré, cela fait plus de 24 000 jours de congés regagnés pour tous les 6000 agents de lycée de la Nouvelle-Aquitaine. Depuis le 1er novembre, les jours fériés qui tombent pendant les vacances se récupèrent. Cela fait plus de 4 jours par agent. Alors, bien-sûr, ça grince dans les administrations des lycées, mais la Région a promis de faire respecter le nouveau texte. Mais remettons les choses en place : ce qui est fou, c’est qu’avant, ces jours étaient perdus.

Les jours de pénibilité pour les contractuels sont aussi inscrits dans le nouveau règlement et les titulaires remplaçants en cuisine ont automatiquement un jour de pénibilité. Restera à obtenir la pénibilité pour les agents du siège, ceux qui font s’occupent du mobilier par exemple.

Dans les lycées, les jours de RTT ne sont plus impactés par les arrêts maladie. Dans le cadre de la lutte contre la pénibilité, le régime hebdomadaire de 42 heures sera supprimé à compter du 1er septembre 2024. Et les agents logés pour NAS (nécessité absolue de service) ne peuvent pas être mobilisés pour assurer des services d'astreintes plus d'une fois par mois. Cette mobilisation doit être accolée à un temps de travail.

Le congé menstruel de 2 jours sur prescription médicale en cas de règles douloureuses a aussi été adopté, mais à titre expérimental. On espère bien le voir pérenniser à la fin des 2 ans.

Après de longues discussions, nous avons aussi obtenu un engagement ferme et un calendrier 2024 (moins ferme !) pour la fin des heures d’équivalence des agents d‘accueil. C’est une bataille engagée par tous les syndicats régionaux qui se conclurait ainsi de belle façon.

Préavis de grève pour l’ensemble des agents de la Région Nouvelle-Aquitaine, du 28 novembre 2023 au 30 juin 2024, de 0 à 24h.

 

Monsieur le Président,

L’assemblée générale du personnel de la Maison de Région à Limoges qui s’est tenue le jeudi 28 septembre 2023 a acté la possibilité pour les agents de la Région de recourir à la grève pour que des avancées satisfaisantes dans le projet de réaménagement des locaux du site de Limoges soient produites. Elle a considéré qu’à ce jour, ce n’était pas le cas. C’est pourquoi, au nom de cette assemblée générale et en tant qu’organisations syndicales représentatives, nous déposons unitairement ce préavis de grève.

Pour retrouver le préavis de grève dons son intégralité en PDF

 

Temps de travail : l’occasion manquée

La saison 1 du feuilleton de l’examen du nouveau temps de travail vient de se terminer…en queue de poisson.

Dans les premiers épisodes de la série sur le nouveau règlement du temps de travail, il y avait eu 2 annulations de comité social, dont une rocambolesque, par notre DGS. Finalement présenté lors du comité social territorial (CST) du 26 juin, le nouveau règlement a reçu un vote contre de toutes les organisations syndicales. Présenté à nouveau le 13 juillet, il nous a fallu à nouveau voter contre car la mesure injuste que le Conseil d’Etat juge illégale n’a toujours pas été abrogée par l'administration : les heures d’équivalence pour les agents d’accueil en lycée, obligés de faire 116 heures de plus que tout le monde. Et l'administration a décidé de passer outre la décision des organisations syndicales en adoptant seule ce règlement. Dialogue social vous avez dit ?

Les heures d’équivalence, c’est un règlement périmé qui date du temps de l’Education nationale. « Contre » le logement de fonction et parce qu’il y avait des moments creux dans leurs emplois du temps, les agents d’accueil devaient plus d’heures que leurs collègues. Mais les moments creux ont largement disparu au fil du temps avec l’accueil téléphonique permanent, l’accompagnement des élèves et des parents. Activité à laquelle il faut ajouter une astreinte quasi-permanente, car toutes les alarmes des lycées arrivent dans les logements de fonction. Certains collègues n’osent même pas s’éloigner de leur bahut de peur d'un problème. Et pour les impôts, le logement de fonction compte comme avantage en nature. Au bout du compte, cela fait un avantage plus si avantageux que cela ! Toutes les organisations syndicales demandent donc la fin de ce régime complètement périmé. Périmé à tel point que le Conseil d’Etat le juge illégal. Et bien, l’administration n’a pourtant pas jugé bon de supprimer ces heures…tout en laissant la porte ouverte à leur suppression (!!) « après un dialogue avec les gestionnaires, car on ne pouvait pas les supprimer sans les en avertir », nous a lâché Pierre Chéret (citation de mémoire). Pour notre part, nous sommes de toute façon prêts à porter l’affaire devant le tribunal administratif dont l'avis a peu de chances d'aller contre celui du Conseil d’Etat. De là à dire que l’administration gagne du temps…

Une reconnaissance étendue de la pénibilité

Voilà donc la fin de cette mini-série en 4 épisodes. A la CGT, on attend impatiemment la saison 2 pour appuyer toutes nos autres revendications. Car dans ce règlement, il y a encore les nombreux points dont nous vous avions déjà parlé. Et surtout, nous demandons une meilleure prise en compte de la pénibilité dans les lycées aussi bien qu’aux sièges. Les agents qui effectuent un travail pénible bénéficient de jours de congés supplémentaires : il faut bien que la machine se repose pour continuer à fonctionner jusqu’à 64 ans ! Mais nous ne partageons pas (encore) la même définition de la pénibilité avec l’administration. Pour nous, mettre 30 chaises sur des tables dans 10 classes, à 5kg par chaise, c’est du travail pénible car on a manipulé 1.5 tonnes de chaises par jour. Quand on entretient des surfaces immenses au balai, c’est du travail pénible. Les déménageurs aux sièges qui manipulent armoires et bureaux, qui pourrait dire qu’ils ne font pas un travail pénible ? Impossible de tout lister ici mais on voit bien que restreindre la pénibilité à la plonge, comme c’est le cas aujourd’hui, c’est loin d’être suffisant. La reconnaissance étendue de la pénibilité, c’est un gros chantier à ouvrir avec l’administration dans les mois à venir.

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