Lycéen·nes mobilisé·es : la répression doit cesser, la démocratie doit vivre dans les établissements

Depuis plusieurs jours, des lycéennes et des lycéens se mobilisent dans de nombreux établissements pour dénoncer leurs conditions d’étude, le manque de personnels, les classes surchargées, les dysfonctionnements de leurs établissements et, plus largement, pour faire entendre leurs revendications. Contrairement à l'idée qu’essaie d’installer le gouvernement, leurs revendications ne sont pas partisanes mais liées à leurs conditions de vie et d’études, et font ainsi partie de leurs libertés
syndicales.
Pourtant ce mouvement fait l’objet d’une répression qui s’intensifie. Interpellations, gardes à vue, violences aux abords des établissements : plusieurs lycéen·nes ont déjà été confrontés à la police pour avoir participé à des mobilisations.
Cette situation est inacceptable.
La jeunesse a le droit de s’exprimer, de revendiquer et de se mobiliser. Les lycéennes et les lycéens ne sont pas des fauteurs de troubles : ce sont des jeunes qui prennent la parole et veulent être
entendus.
Un Etat dont l'école apprend la démocratie à la jeunesse ne peut pas lui envoyer la police. Les libertés d’expression, de réunion et de mobilisation des lycéen·nes doivent être respectées et protégées. Les établissements scolaires ne peuvent devenir des lieux où l’on intimide, sanctionne ou réprime celles et ceux qui contestent et qui proposent.
La CGT est très attachée au respect de la citoyenneté et à la liberté d’expression des jeunes et tient fermement au respect de l’autonomie des lycéen·nes comme des étudiant·es. Ce sont à elles et eux de définir leurs revendications et leurs mobilisations en toute indépendance.
Les personnels de l’Éducation nationale ont un rôle essentiel à jouer. Face aux pressions et aux tentatives d’intimidation, ils doivent pouvoir accompagner leurs élèves, garantir leurs libertés et faire vivre la démocratie au sein des établissements. La mobilisation des jeunes doit être entendue, pas étouffée.
La CGT, ses structures territoriales et professionnelles sont au service des organisations syndicaleslycéennes et étudiantes représentatives pour protéger le droit à mobilisation des lycéen·nes. Face à la répression, nous réaffirmons notre solidarité avec les lycéennes et les lycéens. Leur liberté d’expression et de mobilisation doit être garantie y compris lors de la grande journée de grève et de manifestation de ce 29 septembre 2026.
A Montreuil le 28 septembre 2026
Pour les salaires des agent⋅es, pour les services publics, pour des choix budgétaires favorables à la fonction publique : en grève et en manifestation le 29 septembre ! (Intersyndicale Fonction publique)
Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP appellent à la mobilisation des personnels de la fonction publique le mardi 29 septembre prochain sur tout le territoire.
Les premières annonces budgétaires pour 2027 font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que sur les rémunérations et sur les conditions de travail de leurs agent⋅es. Nos organisations syndicales réaffirment que d’autres choix sont possibles, fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale.
L’actualité de l’été (canicules à répétition, sécheresse, incendies gigantesques…) a rappelé combien il est nécessaire de renforcer la fonction publique et ses missions de service public. Les services publics permettent d’amortir les crises, notamment climatiques, pour l’ensemble de la population. Alors que tous les experts scientifiques s’accordent à considérer que l’été 2026 ne sera plus une exception à l’avenir, il est indispensable de donner aux services publics les moyens de répondre aux besoins actuels et futurs.
Les piratages massifs montrent qu’il y a urgence à redonner aux services les outils et les moyens d’assurer la sécurité des données. C’est un enjeu de sécurité nationale et de confiance.
Alors que les rémunérations ont été durablement affaiblies par l’inflation et le gel de la valeur du point d’indice, près d’un million d’agent·es voient leur traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé, par le SMIC.
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La Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève pour la journée du 29 septembre 2026 de 0h à 24h
Préavis de grève adressé le 22 juillet 2026 à :
- À M. David AMIEL, Ministre de l’Action et des Comptes publics
- À M. Jean-Pierre FARANDOU, Ministre du Travail et des Solidarités
Objet : Préavis de grève pour la journée du 29 septembre 2026 de 0h à 24h couvrant l’ensemble des agent·es de la Fonction publique territoriale et les salarié∙es relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, de la thanatologie, du secteur privé du logement social), ainsi que les agent.es et salarié·es dont les horaires incluent la nuit précédant et suivant cette journée (du 28 au 29 septembre et du 29 au 30 septembre 2026).
Messieurs les Ministres,
Depuis le 1er juillet de cette année, 862 000 agent·es, selon vos déclarations, perçoivent une indemnité différentielle pour ne pas percevoir une rémunération en dessous du Salaire Minimum, le SMIC. Ils et elles étaient 356 000 en janvier dernier. En six mois, leur nombre a plus que doublé.
La situation s’est aggravée avec l’augmentation du SMIC de 2,41 % au 1er juin 2026, pour compenser l’inflation et la flambée des prix de l’énergie.
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Guide des droits des agent·es (édition 2026)
Pour mieux se défendre avec la CGT : connaître ses droits, c’est primordial ! Guide des droits des agent·es en téléchargement ICI
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Depuis plus de 130 ans, la CGT organise tous les travailleurs et travailleuses, du secteur public comme du privé, afin qu’ensemble ils et elles puissent faire valoir leurs droits et en obtenir de nouveaux.
Nous, agent∙es des mairies, des conseils départementaux, des conseils régionaux, des métropoles, des intercommunalités, des SDIS, des CCAS, des EHPAD… constatons quels sont les besoins de la population et connaissons les moyens qui sont à mettre en oeuvre pour parvenir à les satisfaire. C’est pourquoi nous savons à quel point il est important de défendre nos missions car nous sommes fiers d’être au service des usagers.
Nous sommes près de 1,95 million répartis sur tout le territoire. Ce qui nous permet d’exercer nos missions au quotidien partout et pour tous les habitants, c’est le statut général de fonctionnaire. Ce texte fondateur, souvent attaqué, reste le pilier de nos garanties collectives, le protecteur des usagers face à l’arbitraire, et il nous permet ainsi d’exercer nos missions pour toutes et tous, sans distinction, dès lors qu’il réside sur le territoire.
Alors que la tentation est grande, pour certains, de construire une société à deux vitesses, de diviser la population, pendant que d’autres ambitionnent de capitaliser nos missions, la CGT reste attachée à la défense et à la promotion des services publics et des agent∙es qui les font vivre au quotidien. Oui, l’ambition de la CGT est de renforcer le statut et de gagner de nouveaux droits pour toutes et tous. Mais, pour cela, il est essentiel de connaître ses droits, de connaître les revendications portées par la CGT et de s’organiser ensemble pour faire face aux reculs sociaux et imposer d’autres choix.
C’est la raison pour laquelle la Fédération CGT des services publics met ce guide à votre disposition. Vous y trouverez tous les éléments constitutifs de votre carrière, les réponses aux questions que vous vous posez sur vos droits ainsi que les revendications élaborées par des agentes et agents publics et des militant∙es de la CGT.
Ensemble, unis, défendons nos droits et gagnons-en de nouveaux !
Natacha Pommet,
Secrétaire générale
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